RDC : João Lourenço exige un cessez-le-feu immédiat face à la crise sécuritaire

Le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, a exprimé sa vive préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). À l’issue d’une rencontre à Luanda avec son homologue congolais Félix Tshisekedi, le chef de l’État angolais a appelé à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel.

Cette position a été officialisée par une déclaration lue par Victor Lima, secrétaire du président angolais chargé des Affaires diplomatiques, au terme de la visite de travail de Félix Tshisekedi. João Lourenço constate avec inquiétude les menaces liées à la poursuite des hostilités, estimant qu’elles compromettent les efforts déployés au Conseil de sécurité de l’ONU, notamment autour de la résolution 2173. Il réaffirme que les processus de Washington et de Doha demeurent la seule voie viable pour réduire les tensions entre la RDC et le Rwanda.

Luanda exhorte expressément la RDC, le Rwanda ainsi que le mouvement rebelle M23/AFC, qui occupe plusieurs localités dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, à respecter les engagements signés. Le président angolais privilégie une solution pacifique pour assurer la protection des populations civiles et appelle l’ensemble de la communauté internationale à soutenir ces efforts de stabilisation.

Ce déplacement de Félix Tshisekedi intervient un mois après l’entérinement des accords de Washington, en présence du président américain Donald Trump, visant une désescalade entre Kinshasa et Kigali. Suite à ces accords, bien que la rébellion ait annoncé un retrait unilatéral d’Uvira, le gouvernement congolais a accueilli cette annonce avec scepticisme. Washington a par ailleurs demandé un recul des troupes rebelles d’au moins 75 kilomètres de la ville.

La détérioration sécuritaire a provoqué des déplacements massifs de populations vers le Burundi, aggravant la crise humanitaire dans la région. Dans ce contexte, une réunion ministérielle régionale initiée par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) se tient actuellement à Livingstone, en Zambie. Comme le rapporte l’agence Anadolu, ces assises, prévues du 8 au 10 janvier, sont consacrées à l’évaluation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.

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