Sénégal : oignon jusqu’à 750 FCFA, viande à 7 000 FCFA, le contrôle en question

700 à 750 francs CFA le kilogramme : c’est le prix auquel l’oignon se vend désormais dans certains marchés sénégalais. Le sac, lui, coûte entre 13 000 et 18 000 francs CFA, alors que ce produit accompagne la plupart des plats du quotidien.

La hausse des prix de l’oignon et de la viande renchérit directement les repas des ménages, qui doivent composer avec des revenus ne progressant pas au même rythme. Le bœuf atteint 5 000, voire 5 500 francs CFA le kilogramme dans certains circuits. Le mouton se vend jusqu’à 7 000 francs CFA le kilo.

Une marmite de plus en plus difficile à remplir

Le poisson, souvent choisi lorsque la viande devient trop chère, n’échappe pas non plus à la pression sur les prix. La promesse d’une baisse après l’arrêt des exportations vers l’étranger n’a pas empêché les consommateurs de continuer à payer cher le produit.

Dans un bilan rapporté par l’APS en juin dernier, certaines boucheries étaient passées d’environ 3 500 à 6 000 francs CFA le kilogramme en deux ans, un constat également signalé par afriquemidi. Des professionnels avaient alors cité le coût de l’aliment du bétail, l’insuffisance du cheptel et les difficultés d’approvisionnement régional.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, avait expliqué que le Sénégal ne produisait pas suffisamment de bovins ni de viande pour couvrir la consommation nationale. En août 2026, il avait aussi attribué la hausse observée à Kaolack au recul des flux de bétail en provenance du Mali, tout en appelant à augmenter la production locale.

Le contrôle des prix au centre des interrogations

Ces explications ne répondent pas entièrement aux questions des consommateurs sur la surveillance des prix, le contrôle des marges et la protection du pouvoir d’achat. La progression des tarifs transforme progressivement des produits courants en denrées difficiles d’accès pour les familles les plus modestes.

Le gouvernement a levé le 31 août le gel des importations d’oignon, instauré depuis janvier pour favoriser l’écoulement de la production locale et protéger les petits producteurs.

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