Un partenariat inédit entre le Sénégal et l’État américain de Louisiane a été dévoilé ce week-end à Dakar, dans le but de transformer la lutte contre la drépanocytose. Dr Dreama Goldsmith, docteure en pharmacie et membre d’une délégation d’Afro-descendants américains, a présenté les grandes lignes d’un programme quinquennal visant à renforcer les capacités locales, a appris Sud Quotidien. Cette initiative survient alors que le Sénégal vient de parapher un nouveau pacte sanitaire américain qui conditionne l’aide à l’accès aux minerais critiques ou aux données de santé sensibles, une exigence qui bouscule le continent et pourrait redéfinir les priorités des coopérations médicales.
Concrètement, le projet prévoit la mise en place de « cliniques de transition » pour assurer un suivi régulier des jeunes patients de 16 à 25 ans, une population particulièrement exposée aux complications. Il comprendra également des cycles de formation destinés aux pharmaciens, infirmiers et agents administratifs, ainsi que des échanges entre établissements de santé et universités. L’expérience acquise en Louisiane, où un centre hospitalier a été habilité à administrer les thérapies les plus récentes, servira de modèle. « Il existe une énorme disparité dans nos communautés, principalement parce que cette maladie a été ignorée », a déploré Dr Goldsmith, qui a fait de la drépanocytose le combat de sa carrière.
L’initiative s’inscrit dans une volonté d’implanter des structures pérennes, reposant avant tout sur les compétences sénégalaises. À terme, l’objectif est de faire du Sénégal une plateforme régionale d’expertise, capable d’inspirer d’autres pays africains confrontés à la drépanocytose. Dr Goldsmith a insisté : « Notre objectif n’est pas de venir apporter une aide ponctuelle avant de repartir. »

Que faites-vous de ceux qui sont âgés et qui continuent à souffrir en silence ?
La drépano ne se soigne que par les plantes. Les produits chimiques ne soignent mais détruisent à petit feu. Au Sénegal rien n’est fait por la médecine traditionnelle ! Je suis drepano AS et je me soigne avec mes propres plantes. Plus d’anemie, plus de crises ni de douleurs musculaires. Juste quelques plantes que je prends en tisane MMS après le repas. Pourquoi vouloir soigner une maladie tropicale essentiellement africaine noire par des produits pharmaceutiques chimiques occidentaux ? Est-ce sensé ?
@Drepano Noire
les gènes voyagent avec les familles, ce qui explique la présence de la drépanocytose chez les Afro-Américains et dans toutes les diasporas.
Toutefois, la géographie explique pourquoi ce gène existe. Il s’agit d’une adaptation biologique au paludisme (la malaria) : être porteur d’une seule copie du gène protège contre cette maladie. Au fil des siècles, la sélection naturelle a favorisé ce gène là où le parasite sévissait.
C’est pourquoi la drépanocytose :
N’est pas exclusive à l’Afrique : On la retrouve aussi en Méditerranée (Grèce, Italie du Sud), au Moyen-Orient et en Inde.
Varie selon les régions : Les populations africaines issues de zones sans paludisme (montagnes, déserts) en sont très peu touchées.
Aujourd’hui, la transmission est 100 % génétique et familiale, mais la carte du gène reste l’empreinte historique des zones de paludisme.