Quels secteurs méritent une attention prioritaire dans le prochain budget du Sénégal ? Un rapport parlementaire, rendu public mardi à l’occasion de l’ouverture du Débat d’orientation budgétaire (DOB) à l’Assemblée nationale, apporte des éléments de réponse.
Selon ce document introductif, les députés placent la santé, les infrastructures, l’éducation, l’agriculture et l’emploi en tête de leurs attentes. Viennent ensuite l’assainissement, l’élevage, la sécurité, l’industrie, la pêche, le commerce, l’environnement et le renforcement de l’intégration africaine. Ces priorités, rapportées par l’APS, doivent guider les choix budgétaires à venir et s’inscrire dans une vision de développement territorial et de transformation économique.
Dans le détail, les parlementaires insistent sur des actions concrètes. Pour l’agriculture, ils réclament des investissements axés sur la souveraineté alimentaire : maîtrise de l’eau, mécanisation, accès aux semences, stockage et transformation locale. En éducation, il s’agit de résorber les abris provisoires, construire et réhabiliter des écoles, et renforcer les cantines scolaires. La santé nécessite le renforcement des infrastructures de proximité et la modernisation des plateaux techniques. Enfin, l’emploi des jeunes passe par la formation qualifiante, l’entrepreneuriat et le financement de proximité.
Cette hiérarchie n’est pas nouvelle. En novembre 2025, le gouvernement avait déjà intégré 44 projets prioritaires pour 633,7 milliards de francs CFA dans le Plan de redressement économique et social (PRES 2026), ciblant des secteurs semblables. Et en décembre, l’Assemblée examinait les budgets de l’Enseignement supérieur et des Transports, deux ministères au cœur des enjeux d’infrastructure et de capital humain. Mais les députés rappellent que le véritable défi n’est pas seulement l’allocation des ressources, mais leur traduction en réalisations concrètes au profit des populations.
Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029 prévoit d’ailleurs 2.697 milliards de francs CFA, soit 34,4 % des investissements publics, pour l’axe capital humain et équité sociale, et 2.359,9 milliards pour une économie compétitive. Le débat d’orientation budgétaire s’est ouvert ce mardi 30 juin à l’Assemblée nationale.

