« De vraies opportunités de formation » : c’est l’objectif affiché par Sadio Mané pour les jeunes et les femmes de sa région. Le footballeur international sénégalais a présenté jeudi à Dakar son projet de parc agro-industriel à Bambali, dans la région de Sédhiou.
Baptisé SM10 Agro, le complexe sera consacré à la transformation des produits agricoles. Avec un investissement global de 11,7 milliards de francs CFA, il doit disposer d’une capacité de traitement de 8 500 tonnes par an et s’étendre sur 500 hectares. L’ambition dépasse donc la seule production agricole : il s’agit de structurer une filière locale, de la récolte jusqu’à la transformation.
La pose de la première pierre est prévue samedi 19 septembre à Bambali. Plusieurs unités de transformation de la mangue doivent être installées sur le site, dont une dédiée à la fabrication de beurre de mangue. La plantation annoncée couvrira également 500 hectares.
La région de Sédhiou perdrait entre 30 et 40 % de ses mangues en raison du manque de moyens de stockage et de transformation, selon Sadio Mané. En donnant au territoire des capacités industrielles adaptées, le projet entend limiter ces pertes et conserver davantage de valeur ajoutée sur place.
Selon les informations rapportées par l’APS, SM10 Agro devrait générer plus de 1 000 emplois directs au démarrage. Les activités de transport, d’approvisionnement et de services liées au parc doivent aussi créer des emplois indirects, tandis que les unités de transformation offriront des débouchés aux producteurs locaux.
Le dispositif prévoit par ailleurs un centre de formation consacré aux métiers agricoles. Des logements et un centre de recherche-développement doivent y être aménagés, selon Aminata Tope, directrice adjointe de SM10 Agro. La future plantation devrait compter environ 78 000 arbres, dont la première récolte est attendue dans trois ans.
Bakary Séga Bathily, directeur général de l’APIX, a présenté l’initiative comme un projet de développement économique territorial plutôt qu’un investissement individuel. Le projet bénéficiera d’exonérations fiscales et douanières pendant cinq ans pour l’importation de certains équipements.
