Une nouvelle étude sur la contamination des sachets d’eau, dévoilée lors d’une journée scientifique à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, suscite une vive inquiétude parmi les défenseurs des consommateurs. Le vice-président de l’Association des consommateurs du Sénégal, Mamath Cissé, a qualifié ces résultats d’« ahurissants ». « Ce qui est sorti est un peu ahurissant, préoccupant pour les consommateurs que nous sommes », a-t-il déclaré, en pointant du doigt la nécessité d’assainir le secteur.
Les détails de l’étude restent cependant flous. Selon ndarinfo, les auteurs, contactés par la RTS, ont refusé de communiquer sur leurs conclusions. Du côté du ministère de l’Industrie et du Commerce, le chef de division consommation et sécurité des consommateurs, Bakary Ndiaye, a révélé qu’aucune autorisation de commercialisation d’eau en sachet n’a été délivrée depuis avril 2020. « Les gens qui se sont installés, on les a laissés continuer. Ceux qui voulaient entrer dans le marché, on les a empêchés d’entrer », a-t-il expliqué, admettant que ce gel a favorisé l’émergence d’unités clandestines, parfois installées dans des chambres. Des contrôles inopinés sont néanmoins menés, avec des peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 200 millions de francs CFA d’amende.
Le Collectif des acteurs de l’eau filtrée au Sénégal a, de son côté, défendu la qualité des produits de ses membres. Son secrétaire général, Balla Diop, a reconnu l’existence d’opérateurs sans légalité et a assuré que l’organisation travaille à les identifier pour protéger les consommateurs.
Cette alerte s’inscrit dans un contexte plus large de contamination avérée. Une précédente étude de l’UCAD avait montré que 82 % des échantillons d’eau en sachet prélevés à Dakar et Mbour étaient impropres à la consommation, avec des traces de matières fécales. Seuls 4 % étaient réellement potables. Face à ce fléau, les autorités ont renforcé la répression : le 11 mai 2026, la Brigade de recherches de Dakar a démantelé une douzaine d’unités clandestines à Pikine, Thiaroye et Yeumbeul, et le 6 juillet, le ministère a émis une mise en garde publique contre les sachets d’eau produits hors cadre réglementaire.

Scandale de l’eau en sachet : La faillite de l’État face à l’urgence sanitaire.
Il y a de quoi être hors de soi ! Si l’eau vendue en sachets provient directement de sources contaminées, pour ne pas dire des égouts, sans que nos services compétents ne bougent le plus petit doigt, c’est une déréliction flagrante de leur devoir. Une telle passivité donne l’effroyable impression que l’État cherche, par tous les moyens, à sacrifier sa propre population. La présence de matières fécales dans les eaux vendues partout au Sénégal constitue la pire des publicités à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse.
Nos autorités laissent gangréner une situation qui finira par se retourner contre nous tous. Imaginez un instant le fiasco si toutes les délégations étrangères en venaient à importer leur propre eau de boisson et à boycotter l’eau locale, même pour se doucher ou se laver les mains !
Alors que des menaces sanitaires comme la fièvre Ebola ou l’hantavirus restent des réalités critiques sur le continent, comment pensez-vous que le reste du monde va nous juger ? Le réveil doit être immédiat et impitoyable.
La nouvelle pub qui détonne :
« Les eaux en sachet vendues au Sénégal : directement puisées de nos meilleurs égouts. Vous ne trouverez nulle part ailleurs un tel nectar de mort subite, 100 % naturel. Venez vous euthanasier allègrement et en toute légalité pendant les Jeux Olympiques de la Jeunesse ! »