Sachets d’eau et boissons clandestines : le FRAPP exige l’application stricte de la loi

Le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP) hausse le ton face à la prolifération des sachets d’eau et de boissons fabriqués clandestinement.

Dans un communiqué, l’organisation appelle l’État à privilégier « l’application de la loi » plutôt que les annonces publiques.

Le FRAPP dit avoir pris connaissance du communiqué du Ministère de l’Industrie et du Commerce alertant sur la multiplication des produits fabriqués en dehors des circuits réglementaires.

Pour le mouvement, « si la protection de la santé publique est une priorité », la réponse ne doit pas se limiter à des déclarations, mais passer par « l’application rigoureuse des lois de la République ».

L’organisation rappelle notamment l’existence de la loi du 8 janvier 2020 portant interdiction de « la production, de l’importation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de certains plastiques à usage unique », dont les sachets plastiques.

Selon le FRAPP, ce cadre juridique doit être appliqué « sans faiblesse ni traitement sélectif ». Dans son communiqué, le mouvement estime que « le problème n’est donc pas l’absence de textes, mais le manque de volonté politique pour les faire respecter ».

Il pointe du doigt l’insuffisance des contrôles et « l’impunité persistante » qui permettraient aux réseaux de fabrication clandestine de continuer leurs activités.

Le FRAPP appelle ainsi le ministre de l’Industrie et du Commerce à « faire appliquer immédiatement la loi du 8 janvier 2020 », à « renforcer les contrôles sur l’ensemble du territoire » et à « sanctionner les producteurs et distributeurs en infraction, sans exception ».

Au-delà des sanctions, l’organisation plaide également pour « la promotion d’alternatives écologiques » et un accompagnement des acteurs économiques dans cette transition. Pour le FRAPP, les Sénégalais attendent « des actes concrets, pas des opérations de communication ou du populisme administratif ».

Le mouvement conclut son message par un rappel de sa vision de l’action publique : « Gouverner, c’est faire respecter la loi, et non rappeler son existence lorsque les conséquences deviennent visibles ».

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Un commentaire

Laisser un commentaire