Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) hausse le ton dans le dossier Softcare.
Dans un communiqué publié ce 9 juin 2026, le mouvement s’interroge : « À quand la plénière d’explications des ministres de la Santé et du Commerce ? »
Alors que la mission d’information parlementaire mise en place sur cette affaire a annoncé la fin de ses travaux, le FRAPP dénonce « une forme d’omerta » qui semble s’installer autour d’un dossier qu’il juge particulièrement sensible en raison de ses implications sur « la santé publique et la sécurité des consommateurs ».
Le mouvement affirme refuser que cette affaire soit « progressivement oubliée ou enterrée dans les tiroirs de l’Assemblée nationale ». Il souligne que plusieurs mois après la création de la mission d’information, « aucune communication publique claire » n’a été faite concernant l’état d’avancement des travaux, les éventuelles conclusions ou les suites institutionnelles envisagées.
Face à cette situation, le FRAPP demande au Bureau de l’Assemblée nationale de « clarifier la situation », d’« informer les Sénégalais » et, si nécessaire, d’inscrire le dossier à l’ordre du jour d’« une plénière spéciale ».
Le mouvement réitère également son exigence de faire toute la lumière sur « les conditions d’importation, de contrôle, de retrait et de remise sur le marché des produits Softcare ».
Il réclame notamment « la clarification officielle de l’état d’avancement de la mission d’information », « la publication des conclusions de la mission » ainsi que « l’audition publique des ministres de la Santé et du Commerce » devant les députés.
Pour le FRAPP, « la santé du peuple ne peut pas être traitée en coulisses », tandis que « la sécurité des consommateurs ne peut pas être sacrifiée aux intérêts privés ».
Le mouvement estime enfin que « le peuple sénégalais a droit à la vérité » et que les ministres concernés doivent s’expliquer devant la représentation nationale.

