La police du Royaume-Uni mène actuellement des investigations suite à des « allégations sérieuses » dirigées contre l’Université de Manchester. Ces dernières incluent des accusations concernant la mauvaise gestion financière, des actes de racisme ainsi que du harcèlement. Ces informations ont été dévoilées par des députés britanniques.
Lucy Powell, qui dirige la Chambre des communes, a confirmé la collaboration entre la police et « Le bureau des étudiants », l’organe régulateur de l’enseignement supérieur en Angleterre. Cette collaboration vise à examiner les allégations portées à l’encontre de l’institution, anciennement connue sous le nom d’Université de Bolton.
Phil Brickell, député du parti travailliste de Bolton West, a sollicité Lucy Powell pour qu’un débat ait lieu parmi les législateurs, afin de discuter des accusations émergeant grâce aux révélations des lanceurs d’alerte et aux articles du Manchester Mill, un média indépendant. Selon Brickell, « Les récentes publications du Manchester Mill sur le racisme, la mauvaise gestion financière et le harcèlement à l’Université de Manchester à Bolton ont gravement terni la réputation de l’institution ces dernières semaines ».
Les répercussions sur la réputation de l’université ainsi que sur le bien-être de sa communauté ont été soulignées par Brickell. Même si les détails précis des accusations n’ont pas été pleinement dévoilés, cette affaire suscite d’importantes inquiétudes sur la gouvernance, la transparence, ainsi que sur le traitement des employés et des étudiants au sein de l’établissement universitaire.
Un porte-parole de l’Université de Manchester a confirmé qu’une investigation avait été mise en place pour examiner ces allégations. Le mois dernier, Neil O’Brien, ministre de l’Éducation de l’ombre, a rapporté au Parlement des « rapports extrêmement troublants » concernant l’université. Il a notamment mis en avant des tentatives présumées de détournement de fonds publics en faveur de proches des dirigeants de l’université ainsi que des transactions suspectes avec une société écran basée à Casablanca.
Ces informations ont été lues sur le site de nos confrères d’Anadolu, traduites de l’anglais par Sanaa Amir.