Le président béninois Romuald Wadagni est attendu ce mardi 9 juin 2026 à Bamako pour une visite officielle, deuxième étape d’une tournée régionale qui le mènera également au Sénégal et en Guinée-Bissau. Ce déplacement s’inscrit dans la volonté du nouveau chef d’État béninois, investi le 24 mai, de renouer les liens diplomatiques avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), comme l’écrit Afrique-sur7.
Après des visages au Burkina Faso et au Niger, où il avait déjà posé les jalons d’une normalisation, Wadagni se rend au Mali, pays clé de l’AES, avec lequel les relations se sont tendues depuis les coups d’État successifs. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, avait réaffirmé en marge de l’investiture du président béninois la disponibilité de son pays à coopérer, sur la base du respect de la souveraineté et des choix stratégiques de chaque État.
Des discussions axées sur la coopération économique et la sécurité
Selon un communiqué de la présidence béninoise, les entretiens porteront sur les perspectives de coopération économique et commerciale, le renforcement de la solidarité entre les peuples ouest-africains et les questions de sécurité régionale. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée du chef de l’État auprès des membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui partagent avec le Bénin la même monnaie et la même banque centrale.
Le président Wadagni, élu avec plus de 94 % des voix le 12 avril, avait promis dans son discours d’investiture de retirer le Bénin de la « liste noire » des pays considérés comme proches de la France par les régimes sahéliens. Ses déplacements au Niger et au Burkina Faso ont déjà redonné espoir d’une normalisation. L’étape malienne est perçue comme la plus attendue, car elle pourrait sceller une nouvelle dynamique régionale.

