Les quotidiens parvenus, jeudi, à l’APS traitent de divers sujets se rapportant notamment à l’axe Dakar-Abu Dhabi, aux crédits spéciaux et à bien d’autres thématiques économiques et sociales.
Le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, en visite d’Etat aux Emirats arabes unis, s’est entretenu, mercredi, avec son homologue, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, président de la Fédération des Emirats arabes unis, rapporte Le Soleil.
“Une visite qui entre dans le cadre du renforcement des liens de plus en plus affirmés entre Dakar et Abu Dhabi, qui s’est matérialisé par de grands projets structurants comme la construction du port de Ndayane (à 50 km au sud de Dakar)”, écrit Le Soleil, insistant sur la perspective d’une “consolidation de l’axe Dakar-Abu Dhabi”.
Le chef de l’Etat sénégalais et son homologue émirati “ont notamment évoqué les orientations retenues pour finaliser un nouveau partenariat économique entre Dakar et Abu Dhabi. Celui-ci devrait couvrir plusieurs domaines, notamment les finances, les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la logistique et le numérique”, note, de son côté, le quotidien L’As.
“Diomaye et Mohammed Bin Zayed posent les bases d’un grand deal économique”, souligne le quotidien L’Observateur.
Avant Abu Dhabi, le président Faye avait séjourné à Washington, où il a notamment rencontré la directrice générale du Fonds monétaire internationale (FMI), Kristalina Georgieva, mardi, à Washington, laquelle “a exprimé sa disposition à soutenir les efforts de réforme du Sénégal”, selon Le Soleil.
“Kristalina Georgieva salue les progrès économiques [du Sénégal] et confirme la préparation d’un nouveau programme” pour Dakar, titre à ce sujet le quotidien Tribune, pendant que le quotidien EnQuête fait observer que la question de la restructuration de la dette du Sénégal “sort du discours” du FMI notamment.
“A Washington, la priorité affichée est la restructuration de la liquidité et de la viabilité de la dette, plutôt qu’une restructuration immédiate”, écrit cette publication, ajoutant que le Cadre commun du G20 et la restructuration “sont absents des communications officielles autour des rencontres de Washington” entre le président sénégalais et ses interlocuteurs.
Un autre sujet en exergue concerne la nouvelle session extraordinaire de l’Assemblée nationale, prévue pour se tenir, vendredi, avec au menu “l’examen de plusieurs textes législatifs d’envergure, allant de la modification du Code pétrolier aux lois de finances, en passant par la santé en milieu carcéral. Avec une majorité de propositions de loi”, signale Le Quotidien.
Sa proposition de loi sur l’encadrement des crédits spéciaux ayant été invalidée par le Conseil constitutionnel, “Pastef [parti majoritaire à l’Assemblée nationale] revient par une autre porte, avec une proposition de loi […]”, par laquelle les députés à l’origine de cette initiative “réitèrent […] leur volonté de restreindre les fonds spéciaux du chef de l’Etat aux dépenses relatives à la défense nationale, à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, aux activités de renseignement et à la conduite d’action diplomatiques […]”, renseigne le quotidien Les Echos.
Dans le même temps, ajoute cette publication, ils enlèvent les fonds spéciaux “du domaine réglementaire pour les fixer dans le domaine de la loi. Et ils mettent en avant l’Assemblée nationale et la commission des finances pour le contrôle” desdits fonds.
“Les fonds sociaux désormais sous contrôle”, titre WalfQuotidien, selon lequel l’Assemblée nationale ne compte “pas lâcher le morceau par rapport à la réglementation des fonds secrets, spéciaux, sociaux… Son bureau a pris un arrêté portant réglementation de ses dépenses spéciales”.
Selon Sud Quotidien, le Forum du justiciable, une organisation de la société civile, “appelle, pour sa part, à la publication du texte pour permettre aux parlementaires, aux organes de contrôle et aux citoyens d’en prendre connaissance”.
Concernant la cherté de la vie, WalfQuotidien fait observer que malgré une situation économique jugée difficile, le président Bassirou Diomaye Faye “doit contenir la grogne sociale. C’est [pour lui] le seul moyen de s’imposer aux prochaines élections locales et législatives prévues normalement en 2027”.
Le Quotidien s’intéresse de plus près à la rencontre entre le Premier ministre et le secteur privé, ce jeudi, précisant que l’apurement de la dette intérieure, la relance de l’économie et le poids de la fiscalité sur les entreprises font partie des sujets au menu de cette rencontre.
“Alors que les entreprises privées étouffent sous le poids des créances de l’Etat, le Premier ministre Ahmadou Al Aminnou Lô rencontre le patronat ce jeudi. Un rendez-vous sous haute tension pour libérer la trésorerie du secteur privé et relancer l’investissement”, écrit Le Quotidien.
