Révision constitutionnelle : Pastef tient tête au Gouvernement et impose ses amendements

La Commission des lois, de la décentralisation et des droits humains a adopté mercredi la proposition de loi portant révision de la Constitution, au terme d’une séance marquée par de fortes divergences entre l’exécutif et les députés de la majorité parlementaire. In fine, les députés Pastef bloquent les demandes du gouvernement et serrent le vis.

Assemblée nationale. Commission des Lois. Pastef renforce les contre-pouvoirs et recadre l’exécutif. Tensions qui entourent cette réforme institutionnelle avant son examen en séance plénière.

En effet, les élus de Pastef ont rejeté plusieurs modifications souhaitées par le gouvernement. Parmi celles-ci figuraient la possibilité pour le chef de l’État de conserver la direction d’un parti politique, la clarification de son rôle dans la conduite de la politique nationale sans référence au Premier ministre, ainsi que la suppression de l’obligation de déclaration de patrimoine à la fin de son mandat.

S’appuyant sur leur majorité au sein de la commission, les députés de Pastef ont au contraire fait adopter une série d’amendements renforçant les mécanismes de contrôle institutionnel.

L’un d’eux ouvre la voie à une seconde motion de censure contre le gouvernement lors d’une session extraordinaire, en complément de celle déjà envisageable durant la session ordinaire.

Les commissaires ont également encadré davantage le pouvoir présidentiel en limitant à une seule fois la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale au cours d’un même mandat.

D’autres modifications concernent la composition de la Cour constitutionnelle et accordent un rôle plus important au président de l’Assemblée nationale dans la désignation de ses membres.

Présent aux travaux, le garde des Sceaux et ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a exprimé l’opposition du gouvernement à l’ensemble des amendements introduits par les députés de Pastef.

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8 commentaires

  1. Vraiment, nous venons d’avoir une AN digne de son nom. Rien ne sera plus comme avant. Il faut la majorité parlementaire en lieu et place de Députés de Pastef qui est réductrice.

  2. Informer correctement et éviter toute confusion est essentiel.
    Il est important de préciser que ce n’est pas un parti politique en particulier qui impose ses amendements face au Gouvernement, mais bien l’Assemblée nationale dans l’exercice de son rôle institutionnel.
    Ces amendements sont présentés comme étant dans l’intérêt du pays. L’idée centrale est que l’avenir du Sénégal ne doit pas reposer sur un seul individu, mais sur une gouvernance collective, portée par plusieurs responsables engagés au service du peuple.
    L’expérience passée montre que la concentration excessive du pouvoir peut susciter des préoccupations. D’où la nécessité de renforcer les mécanismes démocratiques et l’équilibre des institutions.
    Certains diront que ce n’est pas le bon moment. Mais il n’est jamais trop tôt pour construire un Sénégal plus juste, tel que nous l’attendons depuis l’indépendance.

  3. Diomaye nak dioubab dessna lou beuri. Ses amendements ne relèvent que de ses interêts personnels au detriment du souhait des Sénégalais et des recommendations du Projet de Pastef incarné par Sonko Ousmane. Je suis deçu de Mr Faye. Son rôle est renforcer l’état de droit, pas de l’éffondrer. Watawat Diomaye, Watsésé

  4. Mais thia deugueu deugueu.
    1-Président à chef parti andoul
    2- déclaration patrimoine yonnela
    3- dissoudre assemblée sassoula nexé nak guirlane do bour.
    Bour damel la wone ta diekhna.
    Afrique ndiouthie moye indi tolof tolofe

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