Le changement est au cœur de toute alternance. Au Sénégal, il a été porté comme une promesse de rupture, une volonté de refonder l’action publique et de redéfinir les priorités nationales. Mais une fois au pouvoir, cette ambition se confronte à une réalité essentielle : gouverner ne consiste pas à prolonger un discours politique, mais à assumer une responsabilité institutionnelle.
C’est dans ce contexte que certains parlent aujourd’hui de “trahison” ou d’abandon. En réalité, il s’agit moins d’une rupture que d’un revirement assumé, parfois perçu comme brutal, mais inhérent à la nature même de la fonction présidentielle.
Le Président de la République ne gouverne pas pour un camp, mais pour la Nation. Il est le garant des institutions, de la stabilité et de l’intérêt général. À ce titre, il ne peut être le prolongement d’une logique partisane, fût-elle portée par une majorité politique ou par un Premier ministre également chef de parti.
La confusion naît précisément de là : entre une logique de mobilisation politique, portée par l’urgence du changement, et une logique institutionnelle, qui impose mesure, arbitrage et hiérarchisation. Le Premier ministre peut incarner une dynamique, une impulsion, une exigence de transformation rapide. Mais le Président, lui, est tenu par une responsabilité plus large : celle de gouverner pour tous, dans la durée.
Ce décalage n’est pas une faiblesse. Il est au contraire le signe d’un fonctionnement normal de l’État. Un pouvoir qui se confond entièrement avec une ligne partisane prend le risque de s’enfermer dans ses propres certitudes. À l’inverse, un pouvoir qui assume la distance nécessaire avec l’urgence politique se donne les moyens d’agir avec lucidité.
Dans cette perspective, la maîtrise de l’agenda par le Chef de l’État apparaît non pas comme un frein, mais comme un instrument de régulation. Elle permet de canaliser les influences, d’éviter les ruptures précipitées et de garantir la cohérence des réformes engagées.
Le changement ne disparaît pas pour autant. Il se transforme. Il passe d’une promesse politique à une construction institutionnelle. Et cette transformation exige du temps, des arbitrages et parfois des inflexions.
Qualifier cette évolution de trahison, c’est méconnaître la nature du pouvoir. Gouverner, ce n’est pas exécuter un programme à la lettre ; c’est adapter l’action aux contraintes du réel.
Le moment que traverse le Sénégal n’est donc pas celui d’un renoncement, mais celui d’un ajustement. Un ajustement parfois brutal, mais nécessaire, entre l’élan politique et les exigences de l’État.
Au fond, le véritable enjeu n’est pas de savoir si le changement existe, mais de comprendre qu’il ne peut s’exercer durablement qu’à travers la responsabilité d’État. Car gouverner, ce n’est pas suivre un élan, c’est en maîtriser la trajectoire.
El Hadji Diaydi Bâ Cissé
Administrateur public- Spécialiste en gouvernance publique.
Le President est le garant de l etat de droit et de notre systeme socio politique incarne par la republique et la democratie.
Un nouveau president ne peut etre une amnestie pour les faits criminels et delictuels de son predecesseur ayant touche l integrite physique et morale de citoyens elements essentiels de tout systeme politique et a qui un programme politique a ete vendu. Comment peut on ignorer la motivation des votes des citoyens apres avoir ete elu au nom d une pretendue reconciliation nationale entre les criminels et le reste du peuple lesquels continuent de subir les consequences.
Ces discours qui ne reposent sur rien de scientifique et n a aucune objectivite sont malheureusement l instrument de diversion des gens du systeme.
La Republique c est l etat de droit ,l etat de droit c est la justice.la justice c est la protection des citoyens.
Aucun President issu de cette conception politique ne peut y derober.
Apres l ouverture des fonds politiques tels que definis unilateralement (solidarite pour tout le monde,controle non souhaitable) alors bonjour les laudateurs et plumitifs.C est le temps du recrutement politique.
Nous demandons a l Assemblee nationale de porter une proposition de loi pour encadrer les fonds secrets dont on veut faire des fonds politiques pour financer des activites politiques .
Le Senegal a un ministre de la solidarite en plus du president et de ses epouses a travers leurs fondations ,alors bonjour l inegalite des citoyens par rapport aux deniers publucs.
LES SENEGALAIS SONT<>Parce que c est le temps de La coalition DIOMI et non diomaye
Haa!haa! Haa! Tchey 🇸🇳 Sénégal
Spécialiste gouvernance Publique
IL y a aussi spécialistes de détourneurs des deniers publics
IL y a des apprentis tailleurs qui sont devenus des spécialistes de analystes politiques
Au Sénégal tous spécialistes de quelque chose
IL y a même des spécialistes trahison
Je m’arrête là car il est impossible de citer le nombre de spécialistes au Sénégal
NAAKHOULÉNE KÈNÉ SÈNE BOOPOU GUÈNE. DiINAKHE
Vas te faire foutre avec ton texte de merde ! Un cafard soit disant intellectuel. Nous, je dis nous, car (amis et entourage) c’est des bacs + 8, dans tous les domaines. Sonko seul pour ceux qui aiment le Sénégal. Ce diomaye est un traitre qui sera balayé très rapidement. Epargner nous de vos analyses scolaires là et bidon.
Sacré Sénégal tous docteurs ou professeurs le guide des transhumants avec un ministron qui ne connait même pas la superficie du Sénégal dont un parc est plus grand dommage faire croire qu’on est docteur en bouffonneries
Je remercie tous ceux qui ont pris le temps de lire et de réagir, y compris ceux qui ne partagent pas mon analyse.
Mon propos n’est pas d’opposer des personnes, encore moins de nier le rôle historique d’un acteur politique dans l’alternance. Mon objectif est simplement d’expliquer une distinction essentielle entre la logique partisane et la logique présidentielle.
On peut ne pas être d’accord, mais le débat public gagne toujours à rester sur le terrain des idées : institutions, gouvernance, responsabilité d’État et avenir du projet politique.
Les insultes ne changent rien au fond du débat. Elles confirment seulement que le sujet mérite d’être clarifié avec calme et responsabilité.
Il y a aucune excuse pour Diomaye. Il a trahit tout ceux qui ont vote pour lui lors des elections passes. 54% des Senegalais avaient votes pour lui en se basant sur un programme precis quil avait presente. Il compose maintenant avec les gens que ces memes electeurs avait rejete. Diomaye na aucune excuse et tout ceux qui essayent de lui en trouver manque de respect a tout ces gens dont on a detournes leurs votes. Heureusement, ces meme gens qui sont des hommes et femmes Senegalais attendent le moment propice pour lui rappeler que eux ils ont de la dignite et des valeurs.