Comment le Sénégal compte-t-il mieux anticiper et financer les crises climatiques ? Mercredi à Dakar, le Commissariat à la Sécurité Alimentaire et à la Résilience (CSAR) a participé à l’atelier de validation technique du Plan de Mise en Œuvre (PMO) de la Stratégie nationale de Financement des Risques Climatiques et de Catastrophes (Amadou Dia).
Organisée par le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, la rencontre a réuni les principales institutions impliquées dans la gestion des risques climatiques au Sénégal. Les participants ont examiné et validé les mécanismes de gouvernance, de suivi et de financement prévus. Selon des sources proches du dossier, le média pressafrik a rapporté que cet atelier marque une étape clé dans la mise en œuvre de la stratégie.
Un outil pour anticiper les crises
L’objectif est de doter le pays d’outils efficaces pour anticiper les crises, mobiliser rapidement les ressources financières et assurer une réponse adaptée aux populations affectées. Cette stratégie vise à renforcer la capacité du Sénégal face aux sécheresses récurrentes, aux inondations urbaines et autres catastrophes majeures qui impactent la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.
La Banque mondiale a déjà mobilisé plus de 175 milliards FCFA pour lutter contre les inondations à Dakar via le PROGEP II, comme l’avait salué en février 2026 le vice-président régional Ousmane Diagana. Par ailleurs, un atelier national tenu en janvier 2026 a défini les contours de la résilience sénégalaise à l’horizon 2050, alignant la politique climatique sur la Vision Sénégal 2050.
À travers sa participation active, le CSAR a réaffirmé son engagement pour le renforcement de la résilience des populations vulnérables et la consolidation des dispositifs nationaux de prévention, de réponse et de relèvement face aux crises.

