La réforme du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), adoptée en Conseil des ministres le 6 mai 2026, supprime le concours d’entrée en sixième et instaure une scolarité obligatoire de 10 ans. Mais sa mise en œuvre se heurte à des obstacles concrets.
Selon le directeur des Examens et Concours (Dexcos), Papa Baba Diassé, le nouveau décret corrige des contradictions juridiques : l’ancien système basait le nombre d’admis sur les places disponibles dans le moyen général, et non sur les compétences des élèves. La réforme fixe un âge plancher de 10 ans pour le CFEE et ouvre la voie à une orientation vers la formation professionnelle. Pourtant, les capacités d’accueil restent un problème : en 2024-2025, le Sénégal ne comptait qu’un peu plus de 1 000 collèges et lycées publics pour 270 000 à 305 000 candidats par an, comme le rapportait le quotidien lesoleil.
La formation professionnelle, censée réduire la déperdition scolaire, ne concerne que 6,4 % de la population (9,3 % en ville, 2,7 % en zone rurale), selon le 5e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) de juillet 2024. L’état civil constitue une autre équation : en 2024, 69 730 candidats sans pièce d’état civil ont été autorisés à composer, contre 30 326 en 2023, d’après l’Agence de presse sénégalaise citant Papa Baba Diassé. Enfin, le déficit d’enseignants dans l’enseignement général était évalué à 6 529 en 2025, selon le site www.ei-ie.org.
