RDC : Tshisekedi annonce trois mois de dialogue et affiche sa volonté de garder la mainmise sur l’agenda

« La volonté de garder la mainmise sur l’agenda » : c’est ainsi que l’analyste politique Christian Moleka décrit l’initiative de Félix Tshisekedi en République démocratique du Congo.

Le président congolais a annoncé jeudi 27 août au soir la tenue d’un dialogue national consacré à la paix, à la cohésion et à la refondation de l’État. L’annonce d’un dialogue national en RDC intervient après plusieurs mois de débats sur le cadre et la participation au processus. RFI Afrique rapporte cette annonce et le contexte politique qui l’entoure.

Prévu pour durer trois mois, le dispositif doit commencer par des consultations dans les provinces. Il doit ensuite déboucher sur des assises organisées à Kinshasa. Félix Tshisekedi a présenté cette démarche comme un processus national, alors que ses modalités pratiques restent au centre des discussions.

En juillet, l’opposition avait réclamé ce dialogue et accusé le chef de l’État de vouloir s’accrocher au pouvoir. La majorité présidentielle soutenait parallèlement un projet de loi controversé prévoyant un référendum sur une révision constitutionnelle susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat. En février, l’Angola avait été chargé de conduire des consultations préalables avec les parties congolaises, lors d’une réunion tenue à Luanda avec des médiateurs de l’Union africaine.

L’annonce actuelle émane de Félix Tshisekedi, qui avait déjà réaffirmé son engagement en faveur de ce dialogue lors d’une visite au Gabon le 17 août. À cette étape, le cadre juridique annoncé n’avait pas encore été publié et l’ordonnance présidentielle attendue n’était pas signée.

Christian Moleka, analyste politique et coordinateur de la Dynamique des politologues de la RDC, est l’invité d’Afrique midi.

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