« Tout retard dans l’application de ces mécanismes amène une augmentation des subventions », a averti Birame Souleye Diop au sujet de la réforme des prix des hydrocarbures.
Lors d’un point de presse de Pastef-Les Patriotes, l’ancien ministre du Pétrole et des Énergies a expliqué que l’étude sur les prix du carburant avait été commandée par le président de la République et le Premier ministre Ousmane Sonko. Les conclusions lui ont été communiquées le 19 mai, avant son départ du gouvernement le 11 juin.
Cette prise de parole intervient après la hausse appliquée en août 2026. Le supercarburant est passé de 920 à 990 FCFA le litre, tandis que le gasoil est passé de 680 à 755 FCFA. Les nouveaux tarifs avaient été annoncés le 14 août par la Primature, selon senenews.
Une fiscalité pouvant être réduite
Birame Souleye Diop a indiqué que la fiscalité représente entre 27 % et 52 % selon les produits pétroliers, pour une moyenne d’environ 41 %. Il a rapporté que plusieurs hypothèses de baisse, à 15 %, 20 % ou 25 %, avaient été étudiées à la demande du chef du gouvernement.
« 990 FCFA n’est pas la vérité des prix », a déclaré l’ancien ministre, qui a également évoqué une révision du Code général des impôts et du cadre réglementaire du secteur.
Les pistes présentées comprennent aussi la mise en place d’un comité permanent chargé du suivi du secteur, avec des réunions trimestrielles, ainsi que l’accélération de sa digitalisation.
L’objectif avancé consiste à remplacer progressivement la subvention généralisée par une protection ciblée destinée aux populations les plus vulnérables. Birame Souleye Diop a indiqué rester ouvert à un débat contradictoire.
