Khadim Bamba Fall, membre de Pastef, revient sur les résultats du Plan de redressement économique et social (PRES) en 2026. S’appuyant sur le rapport trimestriel d’exécution budgétaire du deuxième trimestre, notamment sa page 16, il identifie plusieurs difficultés qui auraient retardé la mise en œuvre du programme.
Selon lui, le PRES a enregistré une moins-value de 80,4 milliards de FCFA au deuxième trimestre. Cet écart s’explique principalement par les jeux de hasard, avec un manque à gagner de 61,5 milliards de FCFA, la taxation des minerais, qui accuse une moins-value de 13,3 milliards, ainsi que les mesures douanières, dont le rendement reste faible sur la taxation des téléphones, réalisée à seulement 18,9 % de sa cible.
Khadim Bamba Fall attribue ces contre-performances à des difficultés opérationnelles, notamment l’absence d’une plateforme de supervision des opérateurs de jeux de hasard, la non-opérationnalisation des mesures sur les minerais et l’absence d’une plateforme d’enregistrement des IMEI, qui aurait favorisé la fraude. Il précise toutefois que les mesures concernant les véhicules, le cajou et le mobile money affichent des résultats au deuxième trimestre.
Le responsable de Pastef met également en avant la progression des recettes du PRES. Celles-ci sont passées de 54,2 milliards de FCFA au premier trimestre à 140,7 milliards au deuxième trimestre, soit une hausse de 86,5 milliards, correspondant à une progression de 159,6 %.
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S’appuyant sur les projections du ministère des Finances et du Budget, il évoque également 311 milliards de FCFA attendus aux troisième et quatrième trimestres. Pour Khadim Bamba Fall, ces chiffres témoignent de la progression du programme. Il réaffirme ainsi son importance pour la souveraineté économique du pays et invite ses détracteurs à consulter les documents officiels avant de prendre publiquement position.





