« La protection des enfants en ligne est devenue un sujet assez important pour l’UNICEF. » Fabienne Landerer, chargée de la protection de l’enfant à l’UNICEF Sénégal, a souligné l’urgence de la situation lors d’un atelier organisé par Polaris Association avec l’appui de l’UNICEF.
Le 19 mai 2026, à Dakar, les principaux acteurs engagés dans la protection des enfants en ligne se sont réunis pour discuter des mesures à prendre face à l’augmentation des violences numériques visant les mineurs. L’atelier a mis en lumière des risques préoccupants tels que le cyberharcèlement, l’exploitation sexuelle en ligne et l’exposition à des contenus inappropriés.
Selon une étude récente, 60 % des enfants sénégalais se connectent à Internet au moins une fois par jour, tandis que 24 % y accèdent au minimum une fois par semaine. Ces chiffres montrent une enfance sénégalaise de plus en plus connectée, nécessitant de nouvelles formes de protection adaptées aux réalités actuelles. Une récente étude de l’UNICEF révèle que 41,25 % des enfants sont confrontés à des contenus à caractère sexuel, inadaptés ou violents en ligne.
Pour répondre à cette évolution rapide des usages, les participants ont plaidé pour une action concertée entre institutions publiques, société civile et partenaires techniques. La création d’une communauté de pratique multi-acteurs destinée à coordonner les initiatives autour de la sécurité numérique des enfants a été l’un des principaux résultats de cette rencontre. Sandrine, conseillère stratégique de Polaris Association, a défendu la nécessité de mutualiser les compétences face à l’ampleur des défis numériques touchant les jeunes. « Si on reste chacun de notre côté, on n’impactera pas », a-t-elle déclaré, estimant que « l’union fait la force » face à l’explosion des plateformes numériques, des addictions et des nouvelles formes de violences en ligne.