Plusieurs compagnies aériennes profitent déjà du dégel entre Bamako et Alger

Le 10 juillet 2026, le Mali et l’Algérie ont officialisé le retour de leurs ambassadeurs et la réouverture de leur espace aérien aux vols civils et militaires. Cette décision coordonnée met un terme à quinze mois de crise diplomatique marquée par des mesures de rétorsion mutuelles.

Selon Jeune Afrique, plusieurs compagnies aériennes profitent déjà de cette normalisation. Air France, Brussels Airlines et Air Algérie figurent parmi les premières bénéficiaires de la levée des restrictions.

Concrètement, les avions peuvent de nouveau relier directement les deux capitales et utiliser leurs couloirs aériens sans contrainte. Une bouffée d’oxygène pour le transport aérien régional, fortement perturbé depuis le début de la brouille en avril 2025.

Le cas d’Air France illustre la complexité du paysage aérien sahélien. La compagnie française avait suspendu ses vols vers Bamako en août 2023, dans un contexte de tensions entre Paris et les régimes militaires de la région. Elle a fermé définitivement sa représentation locale au Mali le 30 juin 2026.

Pour Air Algérie, cette réconciliation ouvre la voie à la reprise de ses liaisons directes avec le Mali, suspendues pendant la crise. Brussels Airlines, de son côté, peut optimiser ses dessertes ouest-africaines en survolant à nouveau ces espaces.

La crise entre les deux pays voisins avait entraîné la fermeture réciproque de leurs espaces aériens et le rappel de leurs diplomates. Sa résolution, intervenue le 10 juillet, redessine les perspectives du secteur aérien dans la sous-région.

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