L’Assemblée nationale a adopté ce lundi le projet de loi n°06/2026 portant Code du Sport, marquant une réforme d’envergure du secteur sportif sénégalais, plus de quarante ans après la Charte du sport de 1984. Le texte a été défendu devant les députés par Khady Diène Gaye, ministre de la Jeunesse et des Sports.
Présenté comme un cadre juridique modernisé, le nouveau Code du Sport ambitionne de restructurer en profondeur l’organisation et la gouvernance du sport au Sénégal. Le texte consacre notamment le sport comme « un droit » et une « mission de service public », tout en introduisant plusieurs innovations institutionnelles et économiques.
Parmi les principales réformes adoptées figurent la modernisation de la gouvernance sportive avec la création d’une Commission nationale du sport de haut niveau, ainsi que la professionnalisation accrue du secteur à travers la reconnaissance officielle des sociétés sportives, des agences sportives et des ligues professionnelles.
Le nouveau dispositif prévoit également un meilleur encadrement du financement et de l’investissement dans le sport, en plus d’un alignement de la politique antidopage sénégalaise sur les standards de Agence mondiale antidopage.
Le Code du Sport introduit par ailleurs des sanctions pénales et administratives contre les violences, le racisme, la xénophobie et les discours incitant à la haine dans les enceintes sportives. Des mécanismes alternatifs de règlement des litiges sportifs sont aussi institués afin de favoriser une gestion plus rapide et spécialisée des contentieux.
Sur le volet des infrastructures, le texte met l’accent sur l’intégration d’équipements sportifs dans les nouveaux établissements scolaires et sur le renforcement du maillage territorial. Le gouvernement annonce ainsi la réalisation de 25 plateaux sportifs en 2025, tandis que 50 autres infrastructures sont prévues en 2026.