Sport mondial : La nouvelle norme unique préparée par le CIO pour réguler l’accès aux catégories féminines

La disparité des règlements entre les différentes fédérations sportives internationales vit ses derniers mois. Alors que chaque discipline appliquait jusqu’ici ses propres critères concernant la participation des athlètes transgenres, le Comité International Olympique (CIO) s’apprête à instaurer une directive unique et contraignante. Ce changement de cap, confirmé par l’instance olympique, vise à harmoniser les conditions d’accès aux compétitions de haut niveau, notamment pour les catégories féminines.

Le consensus est désormais acté au sommet du sport mondial. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, les dirigeants sportifs se sont accordés sur un nouvel ensemble de critères d’éligibilité qui s’appliqueront uniformément aux Jeux Olympiques et aux championnats du monde. Mark Adams, porte-parole du CIO, a précisé lors d’une conférence de presse à Milan que cette nouvelle politique devrait être officiellement annoncée au cours du premier semestre de cette année.

Si les détails techniques exacts restent à finaliser, l’orientation générale est claire : la réforme entend restreindre sévèrement la participation des athlètes transgenres aux catégories féminines si ces derniers ont traversé une puberté masculine avant leur transition médicale. Cette approche marque une rupture avec la position adoptée en 2021, date à laquelle le CIO avait renvoyé la responsabilité de ces décisions aux fédérations internationales, créant une mosaïque de règlements parfois contradictoires.

Cette harmonisation est portée par Kirsty Coventry, première femme à présider la commission de coordination du CIO. Depuis juin dernier, l’ancienne nageuse zimbabwéenne pilote un groupe de travail intitulé « Protection de la catégorie féminine ». Mark Adams souligne que la protection de cette catégorie constitue « l’une des réformes clés » souhaitées par Coventry. « Il y a un consensus au sein du mouvement sportif », a-t-il ajouté, évoquant une mise en application imminente.

Jusqu’à présent, la gestion de ces cas variait considérablement d’un sport à l’autre. World Aquatics (natation) autorise par exemple les athlètes transgenres uniquement si la transition a eu lieu avant l’âge de 12 ans, tandis que World Rugby interdit totalement leur présence dans les compétitions d’élite féminine. La nouvelle politique du CIO viendra supplanter ces initiatives isolées pour imposer un cadre standardisé.

Ce durcissement réglementaire intervient dans un contexte politique particulier aux États-Unis, futurs hôtes des Jeux de Los Angeles en 2028. Le président américain Donald Trump a récemment signé un décret interdisant aux athlètes transgenres de concourir dans les catégories féminines au niveau scolaire et universitaire. Il a par ailleurs affirmé sa volonté d’appliquer cette interdiction lors des prochains Jeux d’été sur le sol américain.

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