Pertes de récoltes et chocs extérieurs : le dispositif inédit placé sous la supervision directe d’Ousmane Sonko

Le gouvernement revoit sa copie sur la souveraineté alimentaire et la gestion des risques mondiaux. Lors du dernier Conseil des ministres, le Premier ministre Ousmane Sonko a décliné une feuille de route articulée autour d’une refonte de la politique agricole et de la création d’un bouclier face aux chocs géopolitiques.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, l’élaboration d’un nouveau document référentiel pour la politique agricole et agro-industrielle est en cours de finalisation. Ce cadre, qui s’inscrit dans les orientations de l’Agenda Sénégal 2050, devra être soumis au plus tard le 30 avril 2026. Cette décision fait suite à un constat chiffré partagé par le chef du gouvernement, qui a souligné que les pertes post-récoltes atteignent actuellement 30 à 40 % sur des filières stratégiques telles que l’oignon et la pomme de terre. Pour endiguer ce déficit, la mise en place rapide d’une stratégie nationale de stockage, répartie sur les huit pôles territoires du pays, a été exigée.

Au-delà des enjeux internes, la Primature anticipe les répercussions des tensions internationales, particulièrement celles concentrées autour du détroit d’Ormuz. Ousmane Sonko a ainsi annoncé l’activation d’un « dispositif de pilotage de crise », placé sous sa supervision directe.

Ce mécanisme a pour mandat de sécuriser les flux essentiels d’approvisionnement et de contrer toute tentative de spéculation sur le marché national. L’objectif établi par les autorités est de maintenir la stabilité macroéconomique, énergétique, logistique et sociale du Sénégal face aux incertitudes liées aux routes commerciales mondiales.

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