« Les organisations professionnelles doivent être davantage associées à la mise en œuvre des protocoles de pêche conclus entre les États, afin que les pêcheurs maîtrisent leurs droits, leurs obligations et le contenu des accords qui encadrent leurs activités », a déclaré Gaoussou Gueye, président de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA).
L’organisation a lancé ce samedi à Ziguinchor un processus devant aboutir à la mise en place de commissions mixtes, rapporte l’APS. Ces structures regrouperont les professionnels de la pêche du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Guinée et de la Mauritanie, avec pour objectif de renforcer la gestion durable des ressources halieutiques partagées, notamment les petits pélagiques comme la sardinelle, et de prévenir les conflits transfrontaliers.
L’initiative intervient alors que l’Afrique de l’Ouest concentre 20 % de la pêche illicite mondiale, selon des données de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP). Le chef du service régional des pêches de Ziguinchor, Abdoulaye Diédhiou, a qualifié cette démarche de « très pertinente », estimant qu’elle favorisera une meilleure appropriation des accords par les professionnels. Il a relevé que les débarquements sont passés de 70 000 à 84 000 tonnes, tout en précisant que cette progression ne traduit pas nécessairement une amélioration de l’état de la ressource, l’augmentation de l’effort de pêche pouvant masquer une surexploitation. À court terme, M. Diédhiou attend une baisse des infractions et l’installation effective des commissions mixtes.
