PASTEF a recadré le ministre des Transports Abdoulahad Ndiaye au sujet de ses déclarations sur les outils numériques du parti. La formation politique les qualifie de « pure fabulation » et de propos « fantaisistes et mensongers ».
Le parti affirme que PASTEF et le domaine pastef.org relèvent exclusivement de ses instances officielles habilitées. Il nie également toute intervention du ministre dans la conception ou l’administration de la plateforme utilisée pour vendre les cartes de membres, précisant qu’il n’y aurait « aucun accès, ni aucun levier » sur ce système. Les opérations d’adhésion se poursuivent, selon PASTEF, en toute sécurité.
Cette passe d’armes intervient alors que, deux ans et trois mois après son accession au pouvoir, PASTEF est devenu son propre principal opposant. Les débats publics se concentrent désormais sur les contradictions internes du parti, au risque de reléguer au second plan les préoccupations quotidiennes. Les relations tumultueuses entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko captent notamment l’attention nationale, donnant à chaque désaccord interne une portée politique plus large.
Dans les éléments rapportés par 24heureinfo, la direction du parti accuse par ailleurs le ministre d’alimenter une stratégie de manipulation liée à la « peur de la vague PASTEF ». Elle l’invite à mettre ses menaces à exécution ou à « se taire à jamais », estimant qu’un membre du gouvernement doit se consacrer à ses responsabilités républicaines plutôt qu’aux plateaux de télévision. PASTEF a annoncé un démenti détaillé et documenté dans son émission Màj, consacrée à une séquence de fact-checking.
