Le Sénégal prendra part à la 61e édition de la Biennale de Venise avec l’artiste visuelle Caroline Guèye, mise en avant au pavillon national à travers le projet « Wurus », annoncé du 6 mai au 22 novembre 2026 au Palazzo Navagero. À quelques jours du vernissage, l’artiste finalise sur place une œuvre présentée comme un croisement entre création artistique, mémoire historique et recherche scientifique.
D’après Sud Quotidien, « Wurus », qui signifie « l’or » en wolof, est porté sous le commissariat de Massamba Mbaye. Le projet prend pour point central l’or, présenté comme un matériau universel chargé de symboles. L’œuvre convoque aussi l’héritage de Kanka Moussa, figure du XIVe siècle associée à la richesse et à une vision qui a marqué l’art cinématographique africain.
Selon les éléments rapportés, Caroline Guèye interroge à travers cette proposition les notions de valeur économique, culturelle et symbolique, ainsi que les dynamiques contemporaines liées aux ressources naturelles. Le travail revendique également une réflexion sur la perception et la construction du réel, avec une inspiration mentionnée des travaux de Jacques Derrida.
Le parcours de l’artiste est marqué par une double formation en physique fondamentale et en art. Cette trajectoire est présentée comme un élément de singularité dans sa démarche. Issue d’un environnement artistique, Caroline Guèye s’inscrit aussi dans l’héritage de Paul Ahyi, son grand-père, décrit comme une figure de l’art moderne africain et concepteur du drapeau togolais.
Publié par Sud Quotidien, le portrait de l’artiste rappelle qu’elle a déjà été remarquée à l’international à travers plusieurs expositions et résidences. Sa présence à la Biennale de Venise 2026 correspond à la deuxième participation du Sénégal à ce rendez-vous de l’art contemporain. Le pavillon sénégalais y présentera ainsi une œuvre centrée sur l’or, sa charge symbolique et les lectures qu’il suscite.