L’Iran a annoncé mercredi que le passage par le détroit d’Ormuz serait assuré une fois les « menaces » américaines terminées et avec de nouvelles procédures désormais en place. La marine des Gardiens de la révolution a toutefois indiqué ni le contenu exact de ces procédures ni leur calendrier d’application.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, cette annonce intervient au lendemain de la décision du président américain Donald Trump de suspendre brièvement l’opération militaire américaine baptisée « Project Freedom », destinée à guider les navires bloqués dans cette voie maritime stratégique. Mardi, Donald Trump a évoqué de « grands progrès » vers un accord global avec l’Iran et précisé que cette pause avait été demandée par le médiateur pakistanais. Il a cependant ajouté que le blocus naval américain à Ormuz restait en vigueur.
Dans un message publié sur X, les Gardiens de la révolution iraniens ont remercié les armateurs et capitaines ayant respecté les règles iraniennes de transit dans le détroit. De son côté, Donald Trump a écrit mercredi sur Truth Social que la guerre pourrait prendre fin si « l’Iran accepte de donner ce qui a été convenu ». Il a ajouté que, dans ce cas, le détroit serait « ouvert à tous, y compris à l’Iran ». À l’inverse, il a menacé de nouveaux bombardements si aucun accord n’était trouvé.
La situation reste marquée par une forte tension depuis que l’Iran a commencé à bloquer le détroit après le déclenchement de la guerre lancée le 28 février par les États-Unis et Israël, selon le contenu source. Téhéran a depuis attaqué plusieurs navires, posé des mines marines et exigé des frais pour un passage sécurisé. Mardi, l’Iran a aussi créé la « Persian Gulf Strait Authority », un nouvel organisme chargé de réglementer et d’organiser le passage des bâtiments militaires et commerciaux. Al Jazeera cite son correspondant à Téhéran, Resul Serdar Atas, selon lequel les autorités iraniennes présentent ce nouveau régime maritime comme un changement durable du statut du détroit.
Les opérations américaines n’ont pas permis de rétablir de manière significative le trafic dans cette zone, tandis que les attaques se poursuivent. Le groupe français CMA CGM a déclaré qu’un de ses navires, le San Antonio, avait été attaqué lors de son passage dans le détroit d’Ormuz, causant des blessures parmi l’équipage et des dégâts au bâtiment. L’incident s’est produit mardi et les marins blessés ont ensuite été évacués pour recevoir des soins médicaux. La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a affirmé que la France n’était « en aucun cas la cible ».
Le blocage prolongé de cette route maritime continue de perturber fortement les échanges. Le contenu source précise que près de 20% du commerce mondial de pétrole est quasiment à l’arrêt dans cette zone, avec des centaines de navires bloqués et des milliers de personnes immobilisées. Depuis Doha, le correspondant d’Al Jazeera Assed Baig a également rapporté, en citant Goldman Sachs, que les pays du Conseil de coopération du Golfe perdaient environ 700 millions de dollars par jour faute de pouvoir exporter leur pétrole normalement.
Foutez le camp d ici ce détroit ne vous appartient pas et c est pas à l Amerique d imposer ses lois