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Guerre en Iran : la mission inédite des forces spéciales américaines étudiée par Donald Trump.

Alors que le conflit armé impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran se poursuit depuis le 28 février, l’administration américaine affine sa stratégie militaire et diplomatique. Entre la gestion du blocage du détroit d’Ormuz et les pourparlers en coulisses, Washington évalue de nouvelles options tactiques sur le terrain pour accélérer la fin des hostilités.

Lors d’un entretien exclusif accordé à la chaîne Al Jazeera ce lundi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a précisé le calendrier de Washington. Selon lui, les objectifs militaires en Iran seront atteints d’ici « des semaines, et non des mois ». Il a également affirmé que le détroit d’Ormuz, axe maritime majeur actuellement entravé par Téhéran, sera rouvert « d’une manière ou d’une autre » à l’issue des opérations, que ce soit avec le consentement de l’Iran ou par l’intervention d’une coalition internationale.

Pour atteindre ces objectifs, une nouvelle phase opérationnelle est sur la table. Selon des informations initialement dévoilées par le Wall Street Journal, Donald Trump étudie la possibilité de déployer des forces spéciales pour s’emparer de l’uranium enrichi stocké en Iran. Sollicitée par Al Jazeera sur ce point, Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, n’a pas démenti l’information, soulignant qu’il incombe au Pentagone de préparer ces plans afin d’offrir « un maximum d’options » au président américain.

Cette éventuelle intervention au sol s’inscrirait dans une approche globale de confiscation stratégique. Dans une récente interview au Financial Times, Donald Trump a explicitement évoqué l’hypothèse de prendre le contrôle de l’île de Kharg, un terminal d’exportation vital, pour saisir le pétrole iranien. En parallèle, Marco Rubio a réitéré le souhait de l’administration américaine de voir émerger de nouveaux dirigeants à Téhéran, tout en exigeant l’arrêt immédiat du programme nucléaire et de la production de drones et de missiles.

Malgré cette pression militaire, la voie des négociations reste active. Le secrétaire d’État a indiqué que des discussions directes se tenaient via des intermédiaires, bien que les autorités iraniennes démentent ces affirmations. Le Pakistan a d’ailleurs annoncé dimanche son intention d’accueillir des pourparlers dans les prochains jours. Les positions demeurent toutefois éloignées : le président iranien Masoud Pezeshkian a conditionné tout accord à la reconnaissance des droits de l’Iran, au paiement de réparations et à des garanties fermes contre de futures agressions.

Les données compilées par notre rédaction font état d’un bilan humain lourd depuis le déclenchement des frappes. À ce jour, le conflit a causé la mort d’au moins 1 937 personnes en Iran, 20 en Israël, 26 dans les pays du Golfe et 13 du côté des soldats américains.

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