À 90 minutes de l’ultimatum en Iran, Donald Trump suspend ses frappes en imposant une condition non négociable

La tension qui prévalait au Moyen-Orient a connu un développement majeur mardi soir. Alors qu’une offensive militaire d’envergure ciblait Téhéran de manière imminente, le président américain a modifié ses plans à la dernière minute, ouvrant la voie à une trêve temporaire.

À moins d’une heure et demie de l’échéance fixée à 20 heures (heure de l’Est), Donald Trump a utilisé sa plateforme Truth Social pour annoncer la suspension de ses bombardements prévus sur l’Iran pour une durée de deux semaines. Cette décision fait suite à des publications diffusées plus tôt dans la journée, où il affirmait qu’une « civilisation entière » allait mourir.

Ce sursis s’articule autour d’une exigence centrale. Le chef de l’État américain a conditionné cette suspension à l’ouverture complète, immédiate et sûre du détroit d’Ormuz. Cette voie maritime stratégique faisait l’objet de tensions intenses, marquées par des restrictions imposées par l’Iran sur la circulation des navires. Donald Trump a précisé que cet accord a été rendu possible grâce à la médiation du Pakistan, citant des échanges directs avec le Premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir.

Du côté de Téhéran, le ministre des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a confirmé la conclusion de cet accord de principe. Il a assuré que les forces armées iraniennes cesseraient leurs opérations défensives si les attaques contre le pays étaient interrompues. Le passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz sera garanti pendant ces deux semaines, en coordination avec les autorités militaires iraniennes.

Le président américain a évoqué la mise en place d’un « cessez-le-feu bilatéral », s’appuyant sur une proposition en 10 points soumise par l’Iran, qu’il considère comme une base de travail viable pour finaliser un accord à long terme au cours des quatorze prochains jours.

Selon Al Jazeera, cette annonce apporte un soulagement immédiat aux alliés de la région, qui redoutaient les conséquences d’une frappe massive et de potentielles ripostes. Toutefois, les correspondants de la chaîne qatarie rapportent une certaine confusion sur le terrain à Téhéran. L’application concrète de cette annonce n’est pas encore définie : les observateurs cherchent à savoir si cette pause suspend l’intégralité des hostilités entamées il y a cinq semaines par les États-Unis et Israël, ou si elle repousse uniquement l’ultimatum de destruction visant les infrastructures iraniennes.

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Un commentaire

  1. Le principe de la mort d’une civilisation est utopique par nature surtout quand il s’agit de celle de l’Iran qui a vécu plus de trois millénaires
    Quand les Perses se sont percés par les sciences , la poésie et la littérature alors les Amériques étaient encore méconnues voire inexistantes
    Trump ignore son ignorance du grand peuple Perse

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