Ousmane Sonko décrit le Sénégal en « cohabitation » et accuse le pouvoir de provoquer Pastef

130 députés sur 165 : c’est le rapport de forces parlementaire mis en avant mardi à Dakar. Ousmane Sonko a affirmé, lors d’une conférence de presse, que le Sénégal se trouvait dans une situation de cohabitation, après son éviction du poste de Premier ministre et l’absence de Pastef au gouvernement.

Le président de Pastef estime que le nouveau gouvernement sénégalais ne repose pas sur une base politique. Selon lui, le chef de l’État ne dispose d’aucun député à l’Assemblée nationale, tandis que Pastef en compte 130. Sonko demande au président de revenir à un dialogue entre responsables, au nom de l’intérêt du pays.

Accusations de provocation contre Pastef

Les désaccords cités portent notamment sur la gestion de la dette, la composition du gouvernement et la justice. Sonko accuse son ancien allié de multiplier les actes de provocation contre Pastef. Il cite des convocations de députés pendant une session parlementaire, des tentatives d’arrestation dans l’Assemblée nationale et des arrestations de militants.

Le leader de Pastef affirme que ces actes visent à pousser son parti à réagir, surtout chez les jeunes, pour lui coller l’image d’une formation belliqueuse. Il a appelé ses partisans à garder leur calme.

Le 31 mai, le colonel Doudou Sall avait analysé la crise liée à la cohabitation comme une occasion de questionner l’hyperprésidentialisme au Sénégal. La séquence rapportée par Africanews intervient après l’élection de Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, le 26 mai. Ce jour-là, il avait promis de ne pas se servir de sa nouvelle fonction pour orchestrer le chaos institutionnel.

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