Ousmane Sonko à Touba : une formule en wolof pour moquer les détracteurs de Pastef

« Sou amoul mort dina am blessé » (faute de morts, il y aura au moins des blessés). Cette formule en wolof, lancée par Ousmane Sonko lors des 48 heures de Pastef à Touba, visait les détracteurs du parti au pouvoir. Le leader de Pastef s’en est pris aux « aigris » qui, selon lui, ne supportent pas le succès de la campagne d’adhésion.

Prenant la parole devant ses militants, Ousmane Sonko a également réaffirmé l’indépendance financière de sa formation. « Pastef ne puise pas dans les caisses de l’État pour financer ses programmes. Chez nous, c’est haram », a-t-il déclaré, sous les acclamations. Cette mise au point survient alors que la coalition Diomaye Président est en pleine restructuration, ce qui alimente des interrogations sur l’origine des fonds.

L’engagement de Pastef à ne pas utiliser les deniers publics n’est pas nouveau. Dès 2014, les textes fondateurs du parti posaient ce principe. Ousmane Sonko l’a rappelé à plusieurs reprises, notamment lors d’une précédente tournée à Touba en juillet 2026, où il avait déjà qualifié cette pratique de « haram ».

Au-delà de la question financière, le ton employé par le président de l’Assemblée nationale traduit une exaspération face aux critiques récurrentes. Certains opposants jugent disproportionné l’engouement autour des cartes de membre, mais Sonko balaie ces attaques. Il promet que Pastef continuera d’avancer sans se laisser distraire.

La visite de Sonko à Touba avait pourtant été précédée d’une campagne de dénigrement, dénoncée par le guide religieux Cheikh Abdou Lahat Mbacké. Ce dernier avait estimé que cette tentative de diabolisation était contre-productive et manquait de cohérence.

Selon Seneweb, qui a couvert l’événement, Ousmane Sonko a assuré que Pastef continuerait d’avancer sans se laisser distraire par les attaques.

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