Un véritable exploit en milieu carcéral. Babacar Dieng, un détenu incarcéré au Camp pénal de Liberté 6, vient de décrocher son baccalauréat en 2026 avec la mention « Assez Bien ». Une prouesse académique qui redonne le sourire à ses proches, lesquels saisissent cette occasion pour lancer un appel pressant aux autorités judiciaires.
Le destin de ce jeune homme, né en 1998 et originaire de Keur Massar, a basculé en 2020. Alors en classe de Terminale au lycée de la zone de recasement de Keur Massar, il est arrêté en pleine année scolaire à la suite d’une accusation de viol. Après un séjour à la maison d’arrêt de Rebeuss et un long processus judiciaire, le verdict tombe : il est reconnu coupable et condamné à 10 ans de prison ferme. Une sentence qu’il n’a pourtant jamais cessé de contester. « Il a toujours clamé son innocence et demandait même un test pour se blanchir », confie sa tante, qui ignore si cette expertise a finalement été ordonnée.
Malgré la rigueur et l’hostilité de la vie carcérale, Babacar Dieng n’a pas renoncé à ses rêves. Six ans après avoir été brutalement arraché aux bancs de l’école, il a obtenu l’autorisation de l’administration pénitentiaire pour s’inscrire en candidat libre. Le résultat est au-delà des espérances : le voilà désormais bachelier avec mention.
Face à cette réussite exceptionnelle, sa famille implore aujourd’hui une mesure de clémence pour lui permettre de poursuivre son cursus universitaire. « Nous demandons qu’on lui accorde une chance de continuer ses études, car il a prouvé sa valeur et son sérieux. Tout ce que nous voulons, c’est qu’on le laisse au moins étudier », plaide sa tante sur RFM. En attendant une éventuelle grâce ou un aménagement de peine, le nouveau bachelier reste confiné entre quatre murs. Il lui reste quatre années de détention à purger

Yalla nako sounou borom takhawou pour qu’il puisse faire sa réinsertion dans la société
Félicitations. Qu’Allah lui facilite sa sortie de prison !