Un haut responsable du Département d’Etat américain a défendu, ce dimanche 3 mai devant le Sénat américain, l’approche de Washington dans la lutte contre le terrorisme en Afrique. Nick Checker, responsable du Bureau des Affaires africaines, a détaillé une ligne présentée comme fondée sur le respect de la souveraineté des Etats et une diplomatie qualifiée de pragmatique.
Selon les informations rapportées par Agence Afrique, Nick Checker a résumé cette approche par deux axes: le respect de la souveraineté des Etats et la realpolitik. Devant la Chambre haute du Congrès américain, il a déclaré: « Nous traitons avec les gouvernements sur le terrain tels qu’ils sont, et non tels que nous souhaiterions qu’ils soient ».
Cette prise de position intervient dans un contexte de critiques européennes sur le retour progressif des Etats-Unis au Sahel ces derniers mois, après la fermeture, fin 2023, des bases militaires américaines au Niger. Nick Checker a affirmé que les Etats-Unis défendent leurs valeurs démocratiques « par une diplomatie pragmatique plutôt que par une pression publique à même de nuire à la coopération ».
L’ancien officier de la CIA, devenu diplomate, a également indiqué avoir effectué ces dernières semaines plusieurs déplacements dans les trois Etats de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), à savoir le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Il a ajouté que Washington pouvait travailler avec des pays entretenant des partenariats avec ses « concurrents stratégiques », si cela permettait, selon ses termes, de faire avancer les intérêts des Etats-Unis et de protéger le territoire américain.
Devant les parlementaires, Nick Checker a encore soutenu que des partenariats efficaces en matière de lutte contre le terrorisme reposent sur la confiance et sur « un engagement constant fondé sur les intérêts mutuels ». D’après Agence Afrique, cette défense de la ligne américaine s’inscrit dans une orientation plus large de Washington depuis le retour au pouvoir du président républicain Donald Trump en février 2025.
Le contenu source précise que l’approche américaine de l’Afrique est désormais envisagée sous un angle présenté comme principalement commercial. Cette posture est résumée par le mot d’ordre cité: « Trade, not aid ».