Nominations en Conseil des ministres : Matam aux abonnés absents, un cadre de Kiiraay interpelle le pouvoir sur l’équité territoriale

La dernière série de nominations entérinée en Conseil des ministres susvient de réveiller un sentiment persistant d’injustice dans la région de Matam. Sur les trente-deux postes pourvus lors de la réunion gouvernementale du mercredi 28 octobre 2026, aucun ressortissant de la zone n’a été coopté. Une situation de carence que déplore amèrement Hamedine Dieng, membre fondateur de Kiiraye, qui pointe du doigt une absence totale de représentation aux postes de ministres ou de directions générales depuis plus de deux ans.

Pour ce cadre engagé, ce constat récurrent soulqué une fracture profonde dans la prise en compte des compétences locales au sommet de l’État.
​Loin d’alimenter une quelconque guéguerre régionaliste ou de contester la légitimité des personnalités nouvellement promues, l’interpellation se veut résolument républicaine. L’argument central repose sur le principe d’une justice spatiale et d’une répartition équitable des charges de la République. À travers cette sortie, il est rappelé que la région dispose pourtant d’un vivier impressionnant de cadres qualifiés, de jeunes diplômés compétents et de forces vives prêtes à servir l’intérêt général avec dévouement. Dès lors, la question de l’inclusion nationale se pose avec acuité, l’auteur soulignant l’impossibilité de parler d’équité tant qu’une portion significative du territoire national a le sentiment d’être confinée aux marges des grands centres de décision.
​Au-delà de la sphère purement politique et administrative, ce cri d’alarme englobe les aspirations légitimes des populations en matière de développement local et d’infrastructures. La relance des chantiers en panne dans la zone constitue une urgence absolue pour matérialiser cette considération due à la région. Ce plaidoyer vigoureux, déjà porté par le passé devant des personnalités de premier plan comme le ministre Serigne Gueye Diop lors de l’Université d’hivernage, résonne aujourd’hui comme un rappel solennel adressé aux autorités étatiques. En affirmant haut et fort que Matam existe, pèse et mérite sa place, les signataires de cette démarche réitèrent leur attachement indéfectible à un Sénégal unitaire où l’opportunité de servir appartient à chaque citoyen, indépendamment de sa provenance géographique.

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