Le débat sur le ton à adopter face aux compagnies pétrolières internationales est relancé. Dimanche, le ministre de l’Énergie et du Pétrole a annoncé que le gouvernement sortait d’un « souverainisme devenu populiste » pour regagner la confiance des partenaires. Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir les acteurs du secteur.
La réaction n’a pas tardé. Dans une contribution publiée par Xalima, Alioune Guèye, ancien directeur général de Petrosen Holding SA, a sévèrement critiqué cette sortie. Selon lui, le ministre a livré une information précieuse aux négociateurs des compagnies : la division au sein de l’État sénégalais. « Nous avons l’impression qu’il y a deux camps, des faucons et des colombes, et qu’ils se font la guerre », lui avait confié un dirigeant d’une major pétrolière. En confirmant publiquement l’abandon de la ligne dure, le ministre a, estime-t-il, fragilisé la position sénégalaise.
L’ancien patron de la société nationale des pétroles défend la fermeté qui prévalait jusqu’ici. Il rappelle qu’en avril 2026, l’État et Petrosen ont obtenu le retrait de plus de 20 Tcf de gaz récupérable sans aucune contrepartie financière ni contentieux. « Si notre méthode avait été mauvaise, nous serions aujourd’hui devant un tribunal arbitral », souligne-t-il. Pour lui, ce résultat est la preuve que la souveraineté se mesure aux actifs ramenés, pas aux communiqués.
Cette passe d’armes intervient dans un contexte où le gouvernement a multiplié les signaux de fermeté. Depuis 2024, les autorités ont promis un audit des contrats miniers et pétroliers. En mai dernier, Khadim Bamba Diagne, secrétaire permanent du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz, n’avait pas exclu un recours à l’arbitrage international contre BP et Woodside.
Alioune Guèye prévient que le changement de ton risque d’affaiblir les dossiers juridiques en cours, notamment les audits et vérifications de coûts. « On ne désarme pas seulement un discours, on désarme un dossier », martèle-t-il, appelant à ne pas confondre pragmatisme et capitulation. Plus de 20 Tcf de gaz sont déjà revenus dans le giron national sans procès ni facture.

La pire des choses c’est l’esclave qui refuse de s’affranchir ; servitude volontaire, le propre des nègres de service. Shame on you.
Diomaye le plus tot mou deme, le mirux ce sera pour le Senegal. NOUS DE DEVONS PLUS ATTENDRE 2029 POUR LE BIEN DE NOTRE PAYS. ON DOIT ALLER LE DELOGER..