Ndiassane : le khalife appelle au pardon et à la cohésion sociale

« Un bon musulman ne saurait appeler à la violence », a rappelé le khalife général de Ndiassane, Cheikh Bouh Sidy Makhtar Kounta, lors de la cérémonie officielle du Gamou.

Son message a porté sur la paix, le pardon et la cohésion sociale. À Ndiassane, la cohésion sociale passe, selon les recommandations délivrées aux fidèles, par la vérité, la solidarité et le refus des paroles qui alimentent les divisions.

En s’appuyant sur les enseignements du Prophète Mouhamed (PSL), le guide religieux a invité les musulmans à préserver la stabilité dans leurs communautés. Il leur a aussi recommandé de travailler tout en sauvegardant leur dignité, dans un monde où nul ne peut tout obtenir.

Le khalife général a demandé aux fidèles de pardonner, d’accepter la volonté divine et de maintenir les liens sociaux. Il a également appelé les musulmans à ne pas encourager ni promouvoir la violence.

Selon Rewmi, cette prise de parole intervient après une précédente expression plus critique du porte-parole du khalife général des Khadres, Khalifa Kounta, qui avait dénoncé, le 9 juin 2026, ce qu’il considérait comme un traitement à deux vitesses réservé à Ndiassane et appelé les autorités à ne pas répéter les erreurs de leurs prédécesseurs.

Les relations entre foyers religieux saluées

Cheikhal Khalifa Kounta a salué les relations entre les différents foyers religieux du Sénégal. Il s’est réjoui de la présence de plusieurs familles religieuses à Ndiassane et de leur contribution à la réussite du Gamou.

Il a appelé les fidèles à préserver ces liens et à continuer de favoriser le dialogue, la paix et la stabilité dans le pays.

Le porte-parole a aussi remercié les services de l’État pour leur implication dans l’organisation de l’événement. Il a indiqué que les engagements pris avaient été respectés et a salué la disponibilité des autorités administratives et locales, notamment celle du gouverneur de Thiès, Saër Ndao.

Un appel à la responsabilité de la presse

Le khalife général de Ndiassane a enfin salué le travail de la presse nationale dans la couverture des événements religieux. Il a toutefois demandé aux professionnels des médias d’agir avec davantage de responsabilité.

Il leur a notamment recommandé d’éviter la diffusion d’images ou d’informations pouvant heurter la sensibilité des personnes. La presse, a-t-il insisté, doit contribuer à la préservation de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale au Sénégal.

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