Moussa Baldé a décliné l’audition prévue le 16 octobre par la commission d’enquête sur le programme « Un étudiant, un ordinateur ». Ce refus s’inscrit dans une série de non-comparutions : Abdoulaye Daouda Diallo avait également annoncé qu’il ne répondrait pas à une convocation de cette commission.
Cette enquête sur le programme informatique destiné aux étudiants est distincte des auditions portant sur les financements par Total Return Swap (TRS). Dans ce second dossier, deux responsables ont été entendus les 13 et 14 octobre. EnQuête+ rapporte que les échanges ont notamment porté sur les garanties, le coût des opérations et les conditions de leur mise en œuvre.
Les garanties au centre des auditions sur les TRS
Lors de son audition, Moussé Ndoye Sow, directeur général de la Gestion de la dette et des risques, a été interrogé sur une caution de 278 milliards de FCFA associée à un financement annoncé de 1 000 milliards. Les députés ont examiné les échéances, les modalités de restitution de cette garantie et les effets d’une éventuelle résiliation anticipée. Les éléments rapportés ne détaillent pas les réponses données sur ses modalités exactes de restitution.
Nommé le 17 juin 2026, Moussé Ndoye Sow a indiqué qu’il n’avait pas pris part aux décisions antérieures à sa nomination et a renvoyé les députés vers les responsables concernés. Son audition a aussi abordé le suivi des engagements de l’État et l’évaluation des risques.
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Le 14 octobre, Amadou Sow, directeur adjoint du Financement de la dette et ancien coordonnateur du Comité national de la dette publique, a été entendu sur la préparation administrative des financements. Les questions portaient notamment sur les analyses réalisées avant la conclusion des contrats et le rôle des instances chargées d’examiner les engagements publics.
Le dossier mentionne des opérations avec First Abu Dhabi Bank et Africa Finance Corporation, ainsi qu’un financement de 650 millions d’euros.
Le ministère des Finances a défendu les opérations en avançant un coût net d’environ 7,1 %, contre des rendements de 11 à 12 % observés sur certains emprunts obligataires internationaux du Sénégal en 2025.




