Lors d’une intervention sur Université Cheikh Anta Diop de Dakar, marquée par la crise ayant coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu le 9 février 2026, Ousmane Sonko, Président de l’Assemblée nationale, a été interrogé ce lundi sur RFI sur l’opportunité de l’intervention des forces de l’ordre et la responsabilité de l’État. Il assume l’ordre public mais critique les méthodes.
UCAD. Sonko refuse de parler de « tâche sombre » et invoque une enquête en cours. À la question de savoir s’il regrettait d’avoir autorisé l’intervention policière sur le campus, l’ancien chef du gouvernement a d’emblée rejeté l’idée d’une absence de responsabilité judiciaire.
« Non, pas du tout. Personne n’a été tenu responsable ? Vous concluez vite. Il y a une enquête qui a été ouverte et de manière très diligente l’enquête qui est aujourd’hui sur la table du procureur. »
Selon lui, le dossier n’est pas clos et aucune conclusion ne permet, à ce stade, d’imputer définitivement les responsabilités. « Vous ne connaissez pas les conclusions. On ne connaît pas encore les conclusions. »
Ousmane Sonko a distingué deux impératifs : le maintien de l’ordre public et les méthodes employées sur le terrain par les forces de sécurité.
« Il y a le souci de maintenir l’ordre public et les méthodes ou les pratiques de certaines forces de défense et de sécurité, notamment les usages disproportionnés de la force. »
Se basant sur les images disponibles, il a estimé qu’il y avait eu un débordement. « Je considère quand même qu’il y a eu un usage disproportionné de la force. Quand on prend des jeunes désarmés au milieu des forces de l’ordre et qu’on les bastonne publiquement, c’est disproportionné. »
Sur la gestion opérationnelle, l’ancien Premier ministre a tenu à relativiser son rôle direct dans la conduite des opérations sur le terrain. « Ce n’est pas un Premier ministre qui va sur le terrain pour dire à tel agent, faites ceci, ne faites pas cela. »
Il a également rappelé que les instructions données portaient principalement sur la protection des infrastructures publiques. « Veiller à ce que les édifices publics ne soient pas incendiés, les restaurants, les réfectoires, etc. C’était ça l’instruction. »


C’est sa responsabilité
Bien dit 🙏👍