À cinquante jours de l’ouverture de la Coupe du Monde de football 2026, la FIFA et les trois nations hôtes font face à plusieurs défis logistiques, politiques et sécuritaires. L’organisation du tournoi nord-américain intervient dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques internationales et des modifications de la tarification d’accès aux stades.
La participation de l’équipe d’Iran reste en suspens depuis l’offensive lancée par les États-Unis et Israël le 28 février dernier. Dans le cadre de cette crise entre Washington et Téhéran, la fédération iranienne a demandé à la FIFA de déplacer ses matchs prévus sur le sol américain vers le Mexique. L’instance dirigeante a rejeté cette demande. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a déclaré que l’équipe iranienne devait se présenter au tournoi, dont l’intégralité des matchs de phase de groupes est programmée sur la côte Ouest des États-Unis.
Du côté des supporters, l’accès aux rencontres implique des ajustements financiers. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la tarification des billets a évolué lors de la réouverture des ventes le 1er avril. Les prix atteignent désormais 10 990 dollars pour la finale, tandis que le billet d’entrée le moins onéreux s’établit à 60 dollars, au-delà des 21 dollars initialement annoncés. Une nouvelle phase de vente a débuté mercredi pour les 104 matchs de la compétition.
Les coûts de transport local connaissent également de fortes hausses sur certains sites. Un trajet aller-retour en train entre la gare Penn Station de Manhattan et le MetLife Stadium du New Jersey s’élève à 150 dollars, contre 12,90 dollars en temps normal. Ce tarif a généré un désaccord entre la gouverneure du New Jersey, Mikie Sherrill, et la FIFA sur la prise en charge de ces frais. À l’inverse, d’autres villes hôtes comme Los Angeles, Philadelphie ou Kansas City ont choisi de maintenir ou de réduire les tarifs de leurs transports en commun.
Des questions sécuritaires et migratoires accompagnent enfin les préparatifs. Aux États-Unis, les annonces du président Donald Trump concernant des expulsions massives ont conduit des responsables de la FIFA à espérer l’intervention de Gianni Infantino pour garantir un moratoire migratoire lors du tournoi. Au Mexique, la sécurité est scrutée après une attaque armée survenue lundi près des pyramides de Teotihuacan, ayant entraîné la mort d’un touriste canadien et fait treize blessés. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a assuré mardi que des mesures sont en cours de déploiement pour sécuriser le territoire avant l’arrivée des spectateurs.