La phase finale de la Coupe du Monde 2026, prévue notamment aux États-Unis, subit les répercussions directes des tensions au Moyen-Orient. Alors que les instances dirigeantes du football mondial affichaient leur optimisme quant à la présence de toutes les nations qualifiées, Téhéran a officiellement statué sur l’avenir de sa sélection.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, l’Iran ne prendra pas part au prochain Mondial. Le ministre iranien des Sports, Ahmad Doyanmali, a confirmé le boycott de la compétition par son pays. L’équipe nationale, qui était placée dans la même phase de poules que la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande, ne fera pas le déplacement sur le sol américain.
Cette annonce prend le contre-pied des récentes déclarations de la présidence de la FIFA. Gianni Infantino avait en effet indiqué la veille que le président américain Donald Trump considérait l’équipe iranienne comme la bienvenue aux États-Unis, soulignant la nécessité de rassembler les peuples à travers le sport.
La décision de Téhéran s’ancre dans un contexte géopolitique marqué par de récentes offensives militaires. Pour justifier ce retrait, Ahmad Doyanmali a pointé du doigt les actions du gouvernement américain. Le ministre a évoqué l’assassinat d’un leader iranien et l’implication de Washington dans les conflits des derniers mois, ayant entraîné la mort de milliers de citoyens. « Il n’y a aucune possibilité que l’on participe », a-t-il affirmé, estimant que la communauté internationale aurait dû retirer l’organisation du tournoi au pays hôte.
Le retrait de l’Iran implique une réorganisation pour la FIFA, qui devra désigner une nation remplaçante pour compléter le tableau du premier tour. Notre rédaction note également que ce boycott unilatéral expose la fédération iranienne à d’éventuelles sanctions disciplinaires de la part de l’instance dirigeante du football mondial.