La prochaine Coupe du Monde, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, subit les répercussions directes des tensions géopolitiques actuelles. Alors que le tournoi approche, la présence de l’équipe nationale iranienne, première nation asiatique qualifiée, est soumise à des conditions strictes liées au dispositif sécuritaire.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a conditionné la participation de son pays à une modification géographique de ses rencontres. La Fédération iranienne de football (IFF) a formellement demandé à la FIFA de délocaliser ses matchs de la phase de groupes, initialement prévus sur la côte ouest américaine, vers le Mexique.
Cette exigence s’inscrit dans le contexte de l’escalade au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes américaines et israéliennes, suivies de tirs de missiles iraniens. Le dossier sportif s’est tendu à la suite d’une intervention de Donald Trump. Le président américain a déclaré que l’équipe iranienne était la bienvenue sur le sol américain, tout en précisant qu’il ne pensait pas « qu’il soit approprié qu’ils soient là, pour leur propre vie et leur sécurité ».
Face à ces propos, le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, a affirmé que sa sélection ne se rendrait pas aux États-Unis si la sécurité des joueurs ne pouvait être assurée par l’administration américaine.
Cependant, la requête de transfert vers le Mexique a été rejetée par l’instance dirigeante du football mondial. À l’issue d’une rencontre avec le vice-président de l’IFF, Gianni Infantino, président de la FIFA, a statué que les rencontres se dérouleront dans les lieux prévus par le tirage au sort de l’année dernière. Toute délocalisation est officiellement écartée.
Malgré ce refus institutionnel, le ministre iranien des Sports a indiqué que les joueurs poursuivent leur préparation. Ahmad Donyamali a souligné que la probabilité de disputer les matchs aux États-Unis demeure très faible dans ces conditions, mais que le gouvernement de Téhéran prendra une décision finale si les garanties sécuritaires requises sont finalement fournies par le pays hôte.
Le calendrier actuel prévoit que l’Iran affronte la Nouvelle-Zélande le 16 juin à Los Angeles, avant de jouer contre la Belgique six jours plus tard dans la même ville, puis de clôturer sa phase de poules à Seattle le 26 juin.