La participation de l’équipe nationale iranienne à la Coupe du Monde 2026 prend une tournure inédite. La fédération iranienne de football a officiellement entamé des discussions avec la FIFA pour délocaliser ses rencontres prévues sur le sol américain, invoquant des impératifs de sécurité majeurs.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, l’Iran souhaite transférer ses matchs de poule vers le Mexique, co-organisateur du tournoi avec les États-Unis et le Canada. Initialement, la sélection iranienne devait disputer deux rencontres à Los Angeles et une troisième à Seattle à partir du 11 juin prochain.
Cette démarche fait suite aux récentes déclarations du président américain Donald Trump. Mehdi Taj, le président de la fédération iranienne de football, a justifié cette décision lundi via une publication sur le compte X de l’ambassade d’Iran au Mexique. Il y souligne que le chef de l’État américain a explicitement affirmé ne pas pouvoir garantir la sécurité de la délégation iranienne. Face à cette situation, les officiels iraniens excluent tout déplacement aux États-Unis.
Le contexte géopolitique pèse lourdement sur ce dossier. Depuis le 28 février 2026, une guerre impliquant les États-Unis et Israël contre l’Iran a éclaté, entraînant notamment la mort du guide suprême iranien et de plusieurs hauts responsables lors de frappes aériennes. La semaine dernière, le ministre iranien des Sports avait même envisagé un retrait total de la compétition. De son côté, Donald Trump avait indiqué que l’équipe iranienne restait la bienvenue, tout en suggérant qu’il ne serait peut-être pas approprié pour les joueurs de s’y rendre « pour leur propre vie et sécurité ».
Cette crise vient s’ajouter aux perturbations qui touchent déjà le monde du sport dans la région, l’escalade militaire ayant récemment bouleversé le calendrier d’autres compétitions mondiales dans les pays du Golfe. Pour rappel, l’Iran avait été la première nation asiatique à valider son ticket pour ce Mondial à 48 équipes, décrochant sa qualification dès le 25 mars 2025.