Les opérations contre la mendicité se poursuivent, mais les situations dénoncées réapparaissent dans plusieurs espaces urbains, notamment à Dakar. Dans une déclaration datée du 16 août 2026, l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) demande à l’État une réponse sociale, judiciaire et sécuritaire.
Le phénomène avait déjà conduit, en mars 2022, au rapatriement depuis Dakar de 1 053 ressortissants nigériens, parmi lesquels 478 enfants. En 2025, la Police nationale a ensuite fait état de 1 225 personnes évacuées de lieux de mendicité non autorisés et de 308 sites libérés. Les étrangers représentaient 60,24 % des personnes concernées selon ces données.
Pour l’association, la répétition de ces opérations interroge leur efficacité, car un simple déplacement ne permet pas de traiter les éventuels réseaux d’exploitation. La loi sénégalaise n° 2005-06 du 10 mai 2005 sanctionne notamment l’exploitation de la mendicité d’autrui, la traite des personnes et le trafic de migrants (ADHA). Ces éléments sont rapportés par lactuacho.
Cet appel urgent de l’ADHA à l’État vise donc une identification précise des victimes, des auteurs et des réseaux. L’organisation demande que les personnes vulnérables bénéficient d’un accompagnement social et que les exploiteurs fassent l’objet de poursuites.
En février 2026, à Yeumbeul, le démantèlement d’un réseau avait déjà mis au jour l’exploitation de ressortissantes nigérianes contraintes à la prostitution, avec un système de pression financière et psychologique auquel la magie noire était également associée comme moyen de contrainte.
À Kafountine, quatre personnes ont par ailleurs été déférées le 21 mai 2026 devant le Pool judiciaire financier dans une affaire de trafic de migrants entre le Sénégal et la Gambie. Les candidats au départ versaient entre 400 000 et 800 000 francs CFA et étaient regroupés dans un appartement de transit.
ADHA reconnaît l’exaspération liée à l’occupation anarchique de l’espace public et à l’insalubrité, mais elle refuse que la lutte contre les réseaux se transforme en « chasse aux étrangers ». Elle redoute une progression de la stigmatisation, des violences, des amalgames et de la justice privée.
L’organisation préconise la publication d’un bilan chiffré des opérations, avec une séparation entre victimes, auteurs et réseaux poursuivis. Elle réclame aussi un dispositif permanent pour repérer et protéger les victimes potentielles, ainsi que des poursuites contre les organisateurs.
Elle demande enfin une coordination entre l’État, les collectivités territoriales et la société civile. Parmi les recommandations formulées figure également l’accompagnement social des personnes démantelées ou déplacées.

Les personnes chargées de légiférer ne sont pas ceux qui marchent dans les rues chaque jour.
Donc cette gène ne les concerne pas.
Nous devons amender cette disposition CDEAO « libre circulation des personnes »
Car c’est à la source c’est à dire à la frontière qu’il faut resserrer les contrôles.
Nous savons tous aussi que la falsification de documents est la gymnastique préférée des deux côtés, si ce n’est pas la corruption intégrale.
Créer des documents contraignants surtout dès leur obtention ne plus, puisque tout ou presque a été dejà expérimenté…
Ceci pour dire que devant un officier des forces de surveillance des frontières mal intentionné dépourvu du sens de l’honneur et de ´éthique, aucun document fut il officiel ne peut trouver de signification.