Cinquante soldats maliens ont été tués le 18 juillet 2026 dans une embuscade sur la route Anéfis-Gao, attribuée à une coalition de groupes indépendantistes touaregs et jihadistes. Dix jours plus tard, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est rendu à Bamako pour une visite de travail de vingt-quatre heures, au cours de laquelle il a exprimé les condoléances du Sénégal et condamné ces actes « odieux, lâches et barbares ».
Face au colonel Assimi Goïta, chef de la transition malienne, Diomaye Faye a réaffirmé que le Sénégal demeure un partenaire sécuritaire du Mali, prêt à l’accompagner dans la lutte contre le terrorisme. Selon Capmad, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale en matière de renseignement, de lutte contre les trafics et de sécurisation des corridors, notamment l’axe routier Bamako-Dakar, vital pour l’économie malienne. Le chef de l’État sénégalais a souligné que cette coopération restera active, quelles que soient les tensions institutionnelles entre Bamako et la Cédéao.
Président en exercice de la Cédéao depuis quelques jours, Bassirou Diomaye Faye est chargé, avec son homologue togolais, de mener la médiation entre l’organisation ouest-africaine et l’Alliance des États du Sahel (AES). Sa visite à Bamako visait à maintenir un canal de dialogue ouvert, en misant sur une approche de « non-ingérence de voisinage » déjà esquissée par le Premier ministre Ousmane Sonko lors d’un déplacement au Mali en août 2024. À cette occasion, Sonko avait assuré que rien de ce qui pourrait déstabiliser le Mali ne viendrait du territoire sénégalais.

LE RIDICULE NE TUE PAS QUELQU UN QUI NE PEUT PAS DIRIGER SA COMMUNE NDIAGAGNAO
Quel médiateur ?
Il ne peut même pas vivre avec sa propre famille politique