Le contrôle parlementaire du secteur de la sécurité doit s’adapter à des risques qui se diversifient. À l’Assemblée nationale, un atelier consacré à cette question s’est ouvert mardi 22 septembre 2026.
Les travaux portent sur les fondements du contrôle parlementaire au Sénégal. Présidée par la 4e vice-présidente de l’institution, Mbène Faye, la rencontre est organisée par le Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique (CESA), avec la Commission de la Défense et de la Sécurité. Elle se poursuit jusqu’au 24 septembre.
La formation doit permettre aux élus de mieux suivre les politiques de défense et de sécurité. Le contrôle parlementaire de la sécurité concerne notamment l’examen des budgets, la stratégie, la planification et les mécanismes d’évaluation de l’action publique (Rts).
Mbène Faye a insisté sur la nécessité d’un contrôle éclairé, rigoureux et fondé sur une connaissance précise des enjeux sécuritaires. Terrorisme, cybercriminalité et menaces hybrides figurent parmi les défis abordés, tandis que la Commission de la Défense et de la Sécurité doit renforcer ses capacités d’analyse sur les volets stratégiques, budgétaires et opérationnels.
En août 2026, l’Assemblée nationale avait approuvé par 127 voix une loi sur la protection des infrastructures d’information critiques et la sécurité numérique. Cette décision intervient alors que le Trésor public sénégalais avait été touché par une cyberattaque ayant entraîné l’exfiltration de près de 70 gigaoctets de données.
La 4e vice-présidente a transmis aux participants les salutations du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.





