« La question de la sécurité n’est pas la seule affaire des techniciens et des experts ; elle est également celle des parlementaires », a déclaré le député sénégalais Ibou Guèye, président de la Commission de la défense et de la sécurité de l’Assemblée nationale. Il s’exprimait à l’ouverture d’un atelier régional à Dakar sur la réforme et la gouvernance du secteur de la sécurité en Afrique de l’Ouest.
Organisée en partenariat avec la GIZ, l’Union européenne et le Parlement de la CEDEAO, cette rencontre a réuni des élus de toute la sous-région. Face à la montée des menaces transnationales et transfrontalières, le parlementaire sénégalais a plaidé pour une harmonisation des cadres de contrôle parlementaire. « Il est important que nous puissions harmoniser nos pratiques et travailler à établir des cadres de contrôle parlementaire dans les domaines de la défense et de la sécurité », a-t-il insisté.
Cette prise de position fait écho à celle exprimée le 18 mai 2026 par El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale du Sénégal. Lors d’un autre forum à Dakar, il avait estimé que la réponse aux crises sécuritaires ne pouvait être « ni exclusivement militaire, ni uniquement venue de l’extérieur ». Les deux responsables partagent la conviction que les parlements doivent jouer un rôle central.
La note conceptuelle de l’atelier met en garde : sans un engagement parlementaire fort, les réponses sécuritaires risquent d’être dominées par les exécutifs, plus militarisées et moins transparentes sur le plan budgétaire. L’atelier visait justement à donner aux députés les outils pour exercer un contrôle démocratique accru.
L’événement, qui s’est achevé jeudi, a été couvert par Sanslimitesn.

