Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a lancé une grève de 72 heures les 21, 22 et 23 octobre 2026. Le ministre de la Fonction publique et du Travail, Mamadou Lamine Dianté, a regretté le maintien du mouvement et reconnu que plusieurs engagements du Pacte national de stabilité sociale ne sont pas encore concrétisés. La contestation s’inscrit dans un dialogue social déjà tendu : à Kédougou, les syndicats avaient dénoncé l’application partielle du Pacte et menacé d’une grève générale.
Selon pressafrik, le suivi des engagements fait apparaître deux décomptes. Au 1er octobre, 35 des 84 activités prévues étaient achevées, soit 42 %, tandis que 25 étaient en cours. Leur aboutissement porterait le taux de réalisation à 71 %. Dans l’évaluation demandée par le Premier ministre Al Aminne Lo, Dianté a pour sa part présenté un bilan de 70 activités : 29 réalisées et 25 en cours, avec un objectif d’achèvement avant décembre. Les négociations entre l’État et le patronat ont duré 72 heures sans déboucher sur un accord permettant d’éviter la grève.
Le ministre a reconnu des retards sur certaines échéances, notamment dans l’éducation et la formation, où les indemnités d’examen des enseignants n’ont pas encore été versées. Pour accélérer l’exécution, le dispositif doit s’appuyer non seulement sur les comités de suivi des accords, mais aussi sur des comités techniques chargés d’examiner les difficultés concrètes. Dianté a indiqué qu’un moratoire de deux mois avait été demandé afin de permettre au gouvernement d’avancer sur les engagements.
Le ministre souhaite que les 25 actions en cours soient achevées avant décembre, puis que le comité soit convoqué en janvier pour une nouvelle évaluation. Al Aminne Lo a demandé que les engagements réalisés soient signalés en vert, ceux en cours en jaune et ceux dont les délais sont dépassés en rouge.
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