Les taux auxquels le Sénégal pourrait emprunter sur les marchés internationaux atteindraient entre 7 et 9 % selon les maturités. Cette évolution préoccupe Mamadou Kassé, qui attend de la prochaine Déclaration de politique générale (DPG) des réponses sur les choix économiques et institutionnels du gouvernement.
Invité de l’émission Point de vue, le secrétaire national aux affaires économiques et financières de l’Alliance pour la République (APR) estime que la DPG doit permettre de mieux cerner les priorités de l’exécutif. Il souhaite que les échanges avec les députés précisent les politiques publiques envisagées et leurs conditions de mise en œuvre.
Comme le rapporte Rts, le président du Conseil départemental de Tambacounda appelle également au respect des procédures à l’Assemblée nationale. Il rappelle que les discussions récentes ont porté sur le règlement intérieur, les règles de forme et l’interprétation de dispositions légales.
La question du financement de l’État
L’ancien directeur général de la SICAP SA et de la SN HLM cite parmi les principaux enjeux les conditions de financement de l’État, l’évolution de la dette et les discussions avec le Fonds monétaire international. Il souligne que le Sénégal avait historiquement accès à des financements plus favorables.
Mamadou Kassé considère que cette hausse des taux doit être examinée au regard des besoins de financement de l’économie et des investissements publics. Il estime aussi que les tensions politiques et les désaccords entre institutions peuvent être pris en compte par les marchés et les investisseurs dans l’évaluation du risque.
Pour Mamadou Kassé, la DPG doit ainsi offrir une meilleure visibilité sur les perspectives économiques, sociales et financières du pays. Il attend également des éléments permettant d’apprécier le changement de méthode annoncé par le nouveau Premier ministre.
Un appel au dialogue institutionnel
Le responsable de l’APR plaide pour une relation fondée sur le dialogue et la complémentarité entre les institutions. Selon lui, les désaccords entre l’Exécutif et le Parlement doivent être réglés dans le respect des prérogatives de chacun et des mécanismes constitutionnels.
La procédure de cette séquence avait été précisée par le Bureau de l’Assemblée nationale le 28 août 2026 : la DPG était prévue le 1er septembre, dans le cadre d’une session extraordinaire convoquée par le décret n° 2026-1530.
