Le Mali fait-il face à une nouvelle escalade de violences coordonnées ? Samedi, des attaques simultanées ont visé plusieurs localités du nord et une prison dans le sud du pays, perpétrées par des rebelles séparatistes et des groupes jihadistes.
Dans la région de Kidal, la ville d’Anefis a été le théâtre de combats intenses entre les forces armées maliennes, appuyées par des militaires russes, et les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) et du JNIM. Selon RFI, les soldats russes sont retranchés dans le camp militaire de cette localité stratégique, verrou important sur la route de Kidal. Des coups de feu ont également été entendus à Aguelhok et Gao, bien qu’aucun affrontement majeur n’ait été rapporté dans cette dernière.
Cette offensive n’est pas un événement isolé. Le 25 avril dernier, une vague d’attaques coordonnées attribuée à une alliance entre le JNIM et le FLA avait déjà ciblé Kidal, Sévaré, Kati et les abords de Bamako. Selon dakaractu, ces assauts avaient conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire, qui a identifié cinq suspects, dont trois militaires en activité, un retraité et un soldat tué lors des combats, soupçonnés de complicité dans la planification des attaques. La résurgence de ces actions coordonnées suggère une coopération renforcée entre les groupes armés.
Parallèlement aux combats dans le nord, la prison de Kénioroba, située à 60 kilomètres de la capitale Bamako, a été la cible d’une attaque aux motivations encore floues. Des hommes armés non identifiés ont incendié plusieurs véhicules à l’intérieur de l’établissement, sans que l’on sache s’il s’agissait d’une tentative d’évasion. Le gouvernement malien, dans un communiqué, a évoqué des « tentatives d’attaques » dans l’ensemble des localités touchées, tandis que les populations, terrées chez elles, restent dans l’attente.
Le porte-parole du FLA, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a déclaré que ces opérations marquent le début de la « libération de l’Azawad », appellation que les indépendantistes donnent au nord du Mali.
