L’État-Major Général des Armées maliennes a communiqué, lundi soir, sur une nouvelle offensive menée dans la région de Ségou. L’opération, qualifiée de ratissage d’envergure, visait des zones précises où des mouvements suspects avaient été signalés.
La situation sécuritaire au Mali continue de faire l’objet d’une attention soutenue de la part des autorités de la transition. Dimanche 15 février 2026, les Forces armées maliennes (FAMa) ont déployé un dispositif important dans le secteur de Nampala pour sécuriser cette partie du territoire souvent en proie à l’instabilité.
Selon les détails fournis par la direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) et relayés par l’agence Anadolu, l’intervention ne s’est pas faite au hasard. Les unités engagées ont concentré leurs efforts sur deux localités spécifiques : les villages de Toulé et Akoub. Ces zones d’intérêt ont été passées au peigne fin par les soldats maliens.
p>Le bilan opérationnel, tel que présenté par le commandement militaire, fait état de « plusieurs terroristes neutralisés » lors de la manœuvre. Au-delà des pertes humaines infligées aux groupes armés, l’opération a permis de réduire les capacités logistiques de l’adversaire. Une quantité notable de matériel a été saisie, comprenant des armes de divers calibres, des munitions ainsi que des équipements de communication.
Dans sa communication, l’État-Major a tenu à réitérer son engagement « total et indéfectible ». L’objectif affiché reste la traque des groupes armés terroristes « jusque dans leurs derniers retranchements » sur l’ensemble du territoire national. Cette offensive s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu depuis 2012, où le Mali tente de restaurer son autorité sur les régions du centre et du nord malgré la persistance de la menace asymétrique.